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  • Grands livres et grands sujets montrant les relations entre colonisation, démocratie, capitalisme, nazisme, mondialisation

     

    On regrette que les livres-phares, ceux qui éclairent l’aube du  XXIème,   desquels émergent, les idées les plus originales, ceux qui par leurs interprétations ou leurs renouvellement de chronologie  modifient le paysage historiographique soient méconnus en France par absence du sens de l’international et de l’ouverture aux  grandes écoles historiques notamment anglaises. Leur traduction intéresse au mieux deux ou trois cents personnes, spécialistes ou lecteurs cultivés. Le francocentrisme  réduit les écoles américaines ou allemandes à de maigres connaissances. La science historique japonaise ou chinoise nous est  peu parvenue alors que ses tirages atteigne  des milliers d’exemplaires.  Le moment est venu de s’évader de notre pré carré tenu au 4 angles  par les professeurs,  l’autre angle par des coteries  de chercheurs vieillissants,  puis par des journalistes de revues spécialisées  dont, il vrai, le rôle n’est pas d’être à l’avant-garde culturelle et enfin au  quatrième,  par les professionnels de l’édition  condamnés à faire des bénéfices rapides.

    Les historiens dont nous allons parler sont de renom, « maîtres » à Cambridge, à Irvine (Californie) ou à Francfort. Parmi les Français, l’un est de la Sorbonne, spécialiste de la Révolution et l’autre est un professeur d’histoire coloniale.

     

    Une révolution éditoriale portée   à l’attention du public

    Depuis 2005, les modèles de l’histoire traditionnelle volent en éclats. Les « paradigmes » ont subi des bouleversements issus de plusieurs horizons dans les domaines de la Révolution de 1789, le développement du capitalisme sous le 3ème Reich, l’histoire industrielle et scientifique de la Chine, la colonisation et la traite des Noirs. Le mélange de sociologie nouvelle et d’histoire anthropologique transperce les frontières. Notre époque libère les sciences sociales en même temps que les esprits ou les archives.  Modification rapide de conceptions qui pourtant avaient résisté près d’un siècle.  Toutes les audaces sont permises quand la protection du siècle écoulé et celle des idéologies moralisantes sur lesquelles pesait l’ombre du génocide s’effondrent. Les auteurs commentés ici sont relativement jeunes (50 ou 60 ans lors de leurs livres majeurs) ; ils se distinguent donc de la génération antérieure : académiciens empesés, spécialistes médiatiques qui ont figé le paysage pendant trente ans.  L’échantillon : quatre Anglais, , deux Allemands, un Américain et deux Français  justifie notre ouverture  internationale :

    John Dunn ; Libérer le peuple. Histoire de la démocratie ed. Markus Haller 2010

    Jean-Clément Martin : Violence et Révolution, Seuil, 2006 ; La révolte brisée. Femmes dans la révolution et l’Empire, A. Colin, 2008

    Kenneth Pomeranz :Une  grande divergence : mondialisation en Europe et Chine, 2008

    Richard Evans ; Histoire du 3éme Reich , Flammarion, 2009

    Ian Kerschaw :Choix fatidiques ;  Dix décisions qui changèrent le monde, Seuil, 2009

    Wolfram Wette les crimes de la Wehrmacht, 2007

    Gotz  Aly , Comment Hitler a acheté les Allemands, Flammarion 2005

    Jean -Louis Planche : Sétif 1945 ; chronique d’un massacre annoncé, Perrin 2010

    Jack Goody : Le vol de l’histoire ; Comment l’Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde, Gallimard, 2010

     


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