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    Je republie car  prémonitoire de la punition "virus"    de l’égoïsme de nos dépenses de santé,de notre aptitude à être manipulé , et de notre naïveté face aux médias arrogants

     

    Mon séjour à Calais   a été évoqué dans Sur le terrain  aux PUG  livre qui fait allusion à mon enquête à Calais Retour de Calais Compte-rendu pour les amis Présent à Calais du lundi 25-3 au Vendredi _8 avril 1 Le camp 2 Les discussions, le travail des associations 3 L’analyse de la situation : les 3 émigrations, les trois origines géographiques 4 Questions pour l’avenir. Alternative à la soumission étatique et à l’anarchie I sensations : Première vision, cocasse ; pour aller à la « jungle » je suis le défilé des migrants qui retournent de la ville par petits paquets ( de 3 ou 4). Ils se suivent les uns derrière les autres. On ne peut pas « manquer le train » même si comme moi on situe mal le camp sur le plan. Donc leur emboîter le pas en parfait anonyme. Un groupe de deux Syriens et deux Soudanais finalement m’associe à leur marche. On parle avec les mains et un sabir arabo-anglais. Première évidence : ils fuient la guerre (toutes les guerres de leurs pays). N’ont pas envie de mourir et se battre pour une quelconque idéologie. Je leur parais crédible car ils se confient, je crois sincèrement. Je les retrouverai un autre jour dans le camp, me sourient, m’appellent le « teacher » ( car j’ai en bandoulière ma serviette avec papiers, carnet de notes, plan) ; et que j’ai voulu initialement entrer en contact avec « l’école » du camp . Il me semble que ce surnom me restera les autres jours où je serai connu comme le prof. Tout ça, dans la bonne humeur et les souvenirs : le Messie de Haendel a été joué là, à Noël La deuxième vision est par contre effrayante, une fois la route nationale quittée, les deux fourgons de CRS à l’entrée, passés, vue cauchemardesque : un terrain de 4 ou 5 hectares labourés comme un bombardement ; plus l’action incessante des Bulldozers , pelleteuses et camions qui nettoient les cinq cents « habitations » avant l’expulsion de la Zone nord ; serrement de cœur quand, dans les débris, on voit des poupées d‘enfants, un ballon de foot , des habits broyés ou salis, outre un peu de matériel de cuisine traînés là qui demeure après l’évacuation. Je m’approche de la seule cabane : les écoles (deux minuscules « salles ») où un cours d’anglais se déroule. Les panneaux d’indications et les programmes tous en anglais. Je crois voir sur un tableau une proposition de cours d’art ! La bibliothèque qui devait être garnie avec rangées de livres brinquebalantes, sans toit étanche, maintenant est livrée au mauvais temps( ). Pensée pour Victor Hugo dont on lit la célèbre sentence esquissée au pinceau « Une école qu’on ouvre, c’est une prison qui se ferme » ! Bref, un déluge d’impressions contradictoires. Dans la partie sud du camp qui résiste, le conglomérat de baraques dites « jungle » me rappelle étrangement ce que les colons appelaient en Algérie, les villages nègres, c’est à dire les bidonvilles, gourbis des quartiers indigènes à la sortie de la ville européenne. Ou encore les villages de regroupement en préfabriqué pour les expulsés des douars. Comme dans des bidonvilles, d’abord : le sentiment absolu de sécurité !! Rien de menaçant, aucun regard méfiant, en dessous, aucune interpellation menaçante, aucune entrave à mes mouvements. Me sens plus en sécurité que dans les rues de Marseille ou de Grenoble ( ) Anarchie des « constructions » de fortune avec des rues au sol boueux, quoique « propre » ; sauf les ruisseaux qui recèlent des détritus. Pas d’odeur nauséabonde non plus : (toilettes sèches). Immensité et pauvreté des lieux, la taille du camp, même réduite de moitié, correspond à un ghetto de 6000 hab. Seuls subsistent quelques commerces et « bistrots », façon squats, c’est à dire bricolés à partir de « rien ». Sous les tentes ou les baraques, on aperçoit un réchaud, une caisse comme table avec des verres, Les rejets de notre société servent là, ad minima, transformés par de gens inventifs. Peu de bruit : pas de musique arabe ou noire, pas de haut parleur (au café, en sourdine, table bancale, minuscule espace). Population beaucoup plus jeune que je ne le pensais ; impression d’une majorité des moins de 25 ans ; ils ne mendient pas, ne se plaignent pas. Le camp est leur famille : ils se visitent, silencieux de baraque à l’autre, sans trop se mélanger (trop de nationalités différentes ?).Ils vivent en petits groupes par affinités et non entièrement par nationalité. Ethniquement, on devine trois émigrations : le Moyen –Orient, l’Asie ( Pakistan, Afghanistan, Caucase, et en partie Inde) , la corne de l’Afrique avec ses Egyptiens et ses Noirs. Pas d’uniformité, pas d’habits traditionnels sauf quelques Afghans ou Pakistanais. Pas de femmes en vue ou d’enfants, mais une fois le camp vidé, les familles venaient d’être « dégroupées » et mises dans les abris-conteners (malgré leur réticence d’être enfermés et envoyés de force vers leur pays). Donc une impression pas trop déprimante, vu la jeunesse et l’absence de désespoir. Si on salue le premier, ils saluent, si on sourit, ils sourient en retour, si on demande un renseignement ils s’arrêtent et tentent de comprendre et d’aider. Dénuement bien sûr mais aucune fraction des habitants ne joue la victimisation. Ce qui frappe cependant est entre eux la double barrière de la langue, et au-delà du mur invisible du ghetto, une plus ou moins grande aisance urbaine pour circuler dans la ville à coté (4 ou 5 Kms). Ils la fréquentent peu, sauf les grandes surfaces discount. Ils reviennent rapidement comme si le camp était la sécurité, la matrice contre les aléas de la police. Quand ils marchent hors du camp, c’est d’un pas rapide et ne traînent pas ; quand ils parlent c’est vite aussi. En ville, ils ne regardent pas les vitrines de luxe ou les commerces de mode. Ils vont visiter d’autres compatriotes, ailleurs et paraissent toujours occupés : pas d’oisifs, bien qu’il n’y ait probablement peu à faire. Pas d’attente inactive, le mouvement est l’animation incessante. Dans quels buts ? Améliorer l’ordinaire, trouver de menus biens en vue de son confort, et des choses à cuisiner. Personne ne dévisage l’étranger de passage. Ils font la queue aux lieux de distribution par les volontaires, genre « soupes populaires », qu’ils avalent vite debout. Ambiance d’occupations sans finalité visible mais des taches inconnues se pratiquent. Aucun symbole, ni nom de rue ou de direction. Tous ont l’air de s’y retrouver et chaque quartier parait avoir ses « nationaux ». Impression d’une communauté parmi un chaos matériel ; un mælstrom de mouvements, une circulation incessante, bref une marche en rond En dialoguant en un sabir ou avec les rares francophones, on apprend ou on devine : ils veulent tous partir en Angleterre et apparaissent sûrs d’y arriver. Donc ils sont patients et déterminés. En contact téléphonique et mails avec l’Outre-Manche et avec leur familles restées au pays. Beaucoup sont des urbains, bien scolarisés, cultivés qui ont voyagé. Si on parle arabe, on apprend qu’ils furent étudiants, informaticiens, agents publics, cadres d’industrie, comptables et instructeurs. L’émigration, là, serait culturelle et antireligieuse, fuite face au traditionalisme de leur société, fuite devant le patriarcat et l’anti-développement des régimes féodaux. Une seule aversion leur est commune : l’antimilitarisme ; ils détestent toutes les armées, toutes les limites de mouvement, y compris les ex-talibans, les Irakiens ou ceux venus d’Asie centrale, après 20 ans de combats. Ils furent souvent enrôlés de force, battus et maltraités, veulent échapper à tous les conflits armés. Ne veulent combattre pour aucun parti, ni clan religieux. Quelques-uns sont des déserteurs de chez Assad ou Daesch, ont parfois été prisonniers d’un camp ou de l’autre, et cherchent à s’éloigner de cet enfer à brutalité égale. Ils ont des ordinateurs et des portables qu’ils manipulent, assis à terre, avec un courant alimenté de générateurs. Conditions spartiates dont ils ne se plaignent pas, conscients de leur chance d’avoir mis des milliers de Kms entre eux et le « front ». Ne veulent pas être pris en photos, de peur de représailles contre leurs parents. Mes impressions sont rapides et subjectives ; donc à vérifier avant de conclure. Mais ces rencontres, ce voyage à Calais, sont à faire à tout prix ! Sans risques et instructives. Je ne le regrette pas car j’ai appris en 4 jours plus qu’en 4 ans de reportages de médias II la longue marche des associations de bénévoles et des collectifs militants. Début d’un mouvement de fond qui fera de ces bénévoles dans 10 ans, des pionniers, des soldats de la paix de cette Europe-contacts qui naît ici ,voire du futur pays: « l’Eurasie ». La sensation qu’un monde nouveau se créé là, qu’une ère de relations avec le tiers ou le quart-monde émerge là est très forte. En tout cas, c’est cette conviction qui m’a conduit à mon âge à faire des observations sur cette entreprise, hors du commun et totalement imprévue La foule des « assos », les volontaires locaux nombreux, un forum de toutes sortes d’ ONG ou petits groupes internationaux se concentrent sur une étroite bordure littorale. Des militants, partout dans le camp, avec la même obsession ; secourir dans l’urgence. Une intense activité, mais sans énervement et à chacune des associations, un secteur d’action. Souvent regroupées en plateformes, auberges, elles offrent soins, ressources alimentaires ; ces associations au fort dynamisme et sens d’inventif ont improvisé une aide en quelques mois grâce à une organisation spontanée ! Il semble régner une égalité (entre responsables et la base ) : est-ce le résultat de la jeunesse des « engagés » ? Où de l'automatisme de l’internationalisme coopératif ? (Nombreux pays représentés :40 nationalités de volontaires se côtoient là depuis 5 ans). Donc d’innombrables collectifs, informels ou pas, des grandes ONG et des inorganisés de la région, collaborent, indistinctement, dans une lutte anonyme, sans sigles, sans signes d’appartenance, sans moyens, sans gratifications ; avec une seule visée : être utile et nourrir 6000 personnes tous les jours. Le sentiment d’estime et de gratitude envers tous ces gens dévoués, devrait être entier de la part du reste de la population française. Une fraction de nos compatriotes a cependant la certitude inverse. Quand je feuillette le bulletin municipal de Mme Bouchart, la maire de Calais : deux articles me frappent, deux problèmes ramenés à une seule solution : « Eradiquez les goélands (ils saliraient, crevant les sacs poubelles ; déjections sur les toits) et chassez les migrants. Dans un cas elle préconise la stérilisation.... des nids et veut chasser les migrants hors de notre vue, au titre du projet en cours : faire de Calais, la Saint Tropez du Nord ! En parlant en ville avec taxis, commerçants, employés de service, on devine que cette politique discriminatoire gêne bien des administrés. On ne sent vraiment pas d’hostilité forte, en tout cas aucun racisme « petit blanc ». Les notables « excédés » sont néanmoins ceux qui font les meilleures affaires (hôtels pleins, commerce apparemment pas atteint : des bénévoles étrangers, des touristes consomment et améliorent les profits hôteliers). Ils profitent de ça pour que l’Etat déclare la zone sinistrée, « en catastrophe naturelle ». Le business as usual ? Dans le centre ville, peu de migrants visibles ou alors très discrets, ils passent vite de peur de la...fourrière ! Les Anglais viennent nombreux pour la journée : hôtels à eux, une brasserie, un pub irlandais... Ce mélange est très curieux et se vit dans la bonne humeur. Impression que la solidarité internationale a trouvé là, un terrain d’élection, un lieu de rencontre et de discussion permanente. J’ai visité un « gare » de triage de la récupération des matériaux de construction, de vêtements usagés, de nourriture, un entrepôt, non loin du port, où s’entassent de montagnes de produits à distribuer. Chaussures bienvenues, habits chauds recherchés. .Les policiers déplacent parfois des groupes de migrants qu’ils abandonnent loin dans la nature ....et prennent leurs chaussures pour les immobiliser. Exclusions dérisoires car ils reviennent toujours En conséquence, ce ramassage au sein de l’Europe procure habits, couvertures, sacs de couchage, tentes, outils de construction d’abris, bois de chauffage (débiter les palettes abandonnées au port) . Intense activité autour de ces tas en vrac. Une centaine de bénévoles se relaient, l’air heureux malgré la rusticité du lieu et chacun fait sa tache sans disputes et apparemment, sans discussions : une ruche ou mieux une fourmilière où chacun sait parfaitement ce qu’il doit faire et le réalise sans s’arrêter, sans bavarder, sans gêner les divers déménagements. Des équipes d’Anglaises (à première vue : jeunes filles de 20 à 30 ans, motivées, concentrées) vivent sur l’entrepôt dans des petites baraques ou caravanes installées là. Propreté malgré la vétusté. Au sein de ce chaos, on pressent une logique de fraternité, et de liberté par l’action. Un ordre de l’efficacité règne sous le désordre. Impressionnante conviction qui se dégage du fait de l’énergie de la jeunesse inébranlable (recommencer toujours et toujours ce que notre administration et police démolissent). Les Anglais viennent, me dit-on, par roulement de 15 jours en aide intensive. Partout, on entend plus d’anglais que de français ou d’arabe (manque des traducteurs malgré des bénévoles africains). Une authentique Internationale en faveur des damnés de la terre de Calais! Qu’il n’y ait pas beaucoup de nos compatriotes, hors les volontaires de la région, est regrettable. On ne voit pas d’étudiants, militants de nos universités. Pourtant observer ce cas d’école de la concentration de bonne volonté et de collaboration extranationale serait unique. On rencontre de nombreux jeunes journalistes free-lance, photographes, cinéastes ; quelques thésards étrangers recueillant des documents. Une mémoire à construire ? Je le souhaite comme de trouver le futur mémorialiste de cette épopée qui symbolisera longtemps, un moment de l’histoire de l’Europe et de l’Asie-Afrique Insolites, des convois de camions viennent de l’Europe entière et débarquent leurs marchandises. Une fois les Belges arrivèrent avec 40 véhicules emplis de tous les résidus de la société de consommation (incongruité des contenus: parfois des sous vêtements féminins ou de luxe !) Bien sûr, geste maladroit et involontairement « provocateur » pour des hommes depuis longtemps coupés des femmes. Au passage : comment fait-on pour qu’une cohorte de 5000 jeunes gens se contrôlent, soient en tous points respectueux de l’autre sexe, ne le dévisage pas, ni ne pratique invites, ou allusions douteuses ; bien entendu des maffias, (Russes ? très présents en ville de Calais à l’affût d’affaires) ont installé un bordel de « campagne » On présumera que la retenue de la part de milliers de jeunes gens coupés de relations féminines, n’est pas uniquement due à l’appréhension de l’expulsion mais, je pense, plutôt à leur culture familiale, une relation moderne entre jeunes des deux sexes : On signale quelques viols aussi.. par des CRS !. Quand on sait la violence sexuelle exercée par nos soldats durant les guerres coloniales –où celle, actuelles, des soldats des forces d’interposition ONU, au Mali, République centrafricaine ,on ne peut qu’apprécier la différence de mentalité et une distinction native entre une soi disant civilisation et la barbarie, différences qui ne sont pas là où on les croit J’ai assisté à 2 réunions de collectifs d’aide à Calais-même. Là aussi une bonne surprise : pas de rite ni de bavardage creux, pas de hiérarchie avérée ; pas d’autoritarisme de leader, pas de contrainte sur sujets et temps de parole. Sur la trentaine de militants observés : jeunesse manifeste ; tous moins de 30 ans plus trois ou 4 sexagénaires. Mélange sans problème et sans imposition d’ordre d’intervention ou d’un droit de parole d’aînesse. Tous les participants semblent respecter un temps équivalent à celui des autres. Personne ne monopolise un avis. Là, donc changement total par rapport aux discussion militantes. Peu de conflits de personnes ; peu de polémiques entre associations : il faut être direct, rapide, efficace dans la prise de décision et la réalisation des taches Cette nouvelle démocratie à la base a-t-elle demandé un gros effort, est-elle une contrainte de la situation ?les ego politiques semblent disparus dans une logique d’urgence d’action. Pour celui qui a vécu l’inverse, dans les années antérieures des mouvements activistes, c’est un événement à réfléchir. D’autant plus surprenant que les origines et les caractéristiques de la dizaine d’associations présentes sont variées, incluant des divergences probablement, mais elles n’entravent pas le collectif . Pas de complaisance à soi, pas de valorisation de son propre groupe. Les sujets évoqués sont la diffusion des informations données par chaque association ou collectif pour son secteur au sujet de l’état de santé (par exemple les grévistes de la faim); les répliques à l’Etat et à la police ; les réactions en cours par les personnels et autres actions en cours de justice, saisie des instances internationales, un recensement de la population etc. Je résume excessivement 2 h. 30 de discussions. Pour celui qui abhorre la volonté ordinaire de se mettre en avant, la sélection (dureté des actes à mener, conditions de travail précaires) engendre des acteurs réalistes et dynamiques pour qui l’engagement semble aller de soi. On n’y parle pas des difficultés ordinaires à se faire entendre de l’extérieur. Tous Volontaires sans pleurnicherie, une volonté de se battre contre l’apathie générale malgré l’indifférence des partis locaux et la pression des groupes fascisants Les interventions portent sur la stratégie à court terme. Les discussions sont basiques et réalistes : résoudrent des cas particuliers ; familles dispersées par la police qui dispatche et ou sépare parents et enfants. Parmi les militants (en majorité de femmes), plusieurs nationalités, notamment d’avocats et personnels de santé (je n’ai pas vu d’enseignants) qui se battent sur ce front depuis 3 ou 4 ans (ils étaient là pour Sangate) Quelques points de l’ordre du jour : les recours, plaintes déposées, enquêtes pour étayer un dossier, affectations par la préfecture des abris et destinations, conditions de l’ évacuation des squats ou assignement et attribution du papier (demande d’asile) « le fameux papier » qui donne le minimum d’existence, face à l’expulsion ou aux menaces policières ( chez les CRS on devine deux extrêmes : tolérance et même bienveillance dans les contrôles ou bien animosité et violences gratuites : un coup de matraque sur la tête sans raison , en passant)


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    Jeunes gens, c’est un grand père qui vous parle. Nous avions vu ça arriver ( le virus).  c'était prévisible une grande crise morale Nous avons tiré la sonnette d’alarme sans succès. Il vous faudra lutter en inventant vos propres moyens de défense. Alors le grand-père vous dit : « Pratiquez un ascétisme de vie, ne gaspillez pas inconsidérément les ressources de la planète. Préparez-vous à lutter contre les gouvernements complices. Résistez aux préjugés de générations que vous allez subir ".

     

    Soyez réflexifs, observateurs, écrivez vos réactions sur un journal intime, faîtes des observations quotidiennes sur le monde qui vous entoure. Réfléchissez comme nous l’avons fait de manière libre en tenant un journal de bord pour accumuler des notes, des informations, des réactions qui vous reviennent et construisez votre propre méthode de connaissance de la société qui est la vôtre. »

     Votre chemin sera long et difficile. Mais à peu près chaque génération rencontre son propre problème vital. Sa propre vision à construire en déconstruisant le monde de vos parents, de vos maîtres, et des agents gouvernementaux qui veulent vous imposer le silence et l’obéissance<; donc je sais d quoi je parle:  j'ai vécu a vu deux crises identiques ; d'abord   1940à 45 (occupation nazie) Puis la guerre d’Algérie ou, jeunes gens , nous fûmes  les tueurs, assassins d’enfants    Oui nous avons du sang sur les mains 

     Jeunes gens :Vos parents ont évité leur grande crise d’angoisse (  très rare génération qui n’a pas connu  le drame sanitaire ou  de guerre) et ils ont tout prévu, pour vous, sauf l’absurde et l’inévitable virus  Les virus juste antérieurs ; hier, annoncés  dans mon livre de   2010  p 220  et 104 aucune conscience  du passé ; lutte, non de classe sinon de classe d’âge

       Jeunes gens :  regardez les enfants migrants et faites votre opinion

      Votre parcours sera chaotique, mais il en ressortira une solution. Nous, nous avons défendu, caché, aidé nos camarades insoumis, désobéissants, déserteurs qui ne voulait plus torturer en Algérie. Nous avons organisé une semi-clandestinité et dans cette lutte nous avons forgé nos personnalités, une réflexion personnelle et finalement un moyen de vivre dans l’honneur ; Même si nos maîtres, nos parents, nos chefs ne le comprirent pas sur le moment. Alors jeunes gens et c’est le vieil ermite qui vous parle, soyez stoïques, persévérants et fidèles aux idéaux que vous vous êtes donnés. Défendre l’honneur de notre espèce humaine, modifier nos modes de consommation et de destruction des ressources et revenir à une sagesse que l’on atteint souvent mais trop tard, une fois entré dans la vieillesse. Vous êtes fous de réseaux sociaux depuis 10 ans ; choisissez l’action ou la représentation de l’action ;   choisissez la planète, le climat,  la non consommation excessive   . Voilà ce qu’on pouvait prévoir et qui se réalise en 2020 à nouveau .Une redistribution des biens de civilisation ; une occasion rare Pas de réseaux tenus par des adultes financièrement intéressés à vous tromper. Nous, en 1950, avant e partir pour l’Algérie  on  a fait que ça :    observer, écrire, prendre des notes. Je sais,  il faut un certain  stoïcisme .Mais Profitez  de la fin des élites : Partagez, modérez les besoins; ne vous laissez pas abusez ; vérifiez  les chiffres de la mortalité.  Résistez comme vos grand parents contre le virus nazi etc.

    Jeunes gens, profitez de cette crise pour aiguiser votre jugement. Mettez votre perspicacité d'observation, à l'épreuve. Comme je l'ai dit chaque génération rencontre une conjoncture terrible, un affrontement implacable et une crise morale. Jeunes gens , je peux vous dire d'écrire vos réactions , de stimuler votre curiosité, pour construire votre opinion. La lucidité viendra, en même temps que la raison, quand vous aurez à plusieurs, mobilisé vos sens, maîtrisé vos émotions et aiguisé la Raison.

    Sinon, vous allez comme les vieillards ou vos parents tomber dans le docilité et le conformisme, croire ce que vous disent les médiats et les politiques et vous soumettre au dictat que les pouvoirs en place exerceront à votre sujet.
    Comme nous, comme vos grands-parents en 1940, prévoyez l'insoumission, la désobéissance contre les ordres idiots, et construisez lentement à plusieurs, en échangeant des textes et des idées, construisez votre propre vérité. Si vos jugements divergent de la société autour de vous, voyez si vous devez manifester une liberté d'opinion, ou si vous devez, un moment cacher vos impressions. 
    Regardez avec beaucoup d'ironie les diversions, la dispersion des opinions des hommes politiques, leur ambition, autrefois masquée, maintenant sous la lumière. Il n'y a plus d'ordre et de cohésion dans les partis politiques. Cette dispersion, est une chance pour des opinions libres de naître et de s'épanouir, mais en cachette. 

    L'anarchie qui s'installe au sommet de l'Etat, l'instabilité des décisions, la mobilité de l'administration dans un sens ou dans l'autre, il n 'y a jamais eu autant de candidats à la présidence. L'orgueil individuel règne, l'autodésignation a balayé les règles traditionnelles. 
    Regardez la prochaine élection… Tout le monde sera candidat à partir du moment où il aura acheté ou été soutenu par 2 ou 3 médiats. Avec ce virus, les partis, les règles traditionnelles, les barrières hiérarchiques, ont sautées. 
    Et maintenant finalement, l'indiscipline est de règle. Toutes les ambitions sont lâchées : une cour de récréation où les enfants se disputent pour gagner au jeu de billes. Jeunes gens, si vous regardez bien, vous verrez qu'il se passe en ce moment des choses incroyables… Les rideaux et les barrières qui nous empêchaient de voir, les médias qui faisaient écran par discipline… Bref, c'est l'anarchie. Je peux vous assurer que ce n'est pas fini. 
    Donc, à plusieurs , faîtes comme nous quand nous étions des soldats indiscipline, faites semblant et régalez vous de voir vos chefs, vos direction, vos professeurs apeurés, incohérents et ne sachant plus à quel saint se vouer. 
    Donc jeunes gens, réunissez-vous entre vous, prenez des notes, mettez sur le papier vos impressions et les faits que vous avez remarqués dans le bus ou au café et profitez de la chance inouïe que brusquement les fenêtres s'ouvrent et que vous puissiez voir ce qu'il y avait derrière les écrans de la société, vos maîtres , vos familles, avait patiemment construit pour influencer votre jugement et vous fabriquer une vie conformiste traditionnaliste et soumise. Bonne chance.

      

     


     [JP1]

     


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  • Alors que sa banalité et sa prévisibilité (du Covid) étaient envisagées il y a plus de dix ans, puisqu’ ainsi décrit, en 2010 par J. Peneff et M. El-Miri dans Maintenant le règne des banquiers va commencer » éditions la Découverte page 104 : : « Chez nous, le coût des problèmes de santé des personnes âgées nécessite un pacte entre générations qui reste à inventer. L’exemple du virus de la grippe le montre. Renchérissant sur les recommandations de l’OMS, notre gouvernement- une des bureaucraties les plus sensible aux intérêts pharmaceutiques- a acheté 94 millions de doses de vaccins grâce à des traites émis au nom de la banque de l’assurance maladie (la CADES). Cela représente 10% du socle mondial du stock de vaccins (pour 1 % de la population). On a donc assisté à une véritable razzia pour nos seuls besoins et nos seules exigences. Faire payer ce gâchis phénoménal aux autres, par l’emprunt, voilà un beau symbole de l’irresponsabilité politique. Sanofi Adventis a du coup dégagé autant de bénéfices que Total. Alors qui a organisé la diffusion de la grippe de la peur ?. Il suffira de n’importe quel virus pour organiser une menace gravissime des péripéties sanitaires d’insécurité pour faire marcher en grand et de façon docile tout le peuple » . Ainsi nous avons écrit en 2009 avec mon jeune camarade ce qui est avéré L’accueil de ce livre se déroula dans un silence glacial : donc beaucoup de difficultés pour se faire entendre. Depuis, ça s’est aggravé, nous marchons en rang, dociles et obéissants et nous suivons comme des moutons cette marche vers l’abattoir d’une civilisation. Alors on en remet une couche : Jeunes gens, c’est un grand père qui vous parle. Nous avions vu ça arriver. Nous avons tiré la sonnette d’alarme sans succès. Il vous faudra lutter en inventant vos propres moyens de défense. Alors le grand-père vous dit : « Pratiquez un ascétisme de vie, ne gaspillez pas inconsidérément les ressources de la planète. Préparez-vous à lutter contre les gouvernements complices. Résistez aux préjugés de générations que vous allez subir. Soyez réflexifs, observateurs, écrivez vos réactions sur un journal intime, faîtes des observations quotidiennes sur le monde qui vous entoure. Réfléchissez comme nous l’avons fait de manière libre en tenant un journal de bord pour accumuler des notes, des informations, des réactions qui vous reviennent et construisez votre propre méthode de connaissance de la société qui est la vôtre. » Votre chemin sera long et difficile. Mais à peu près chaque génération rencontre son propre problème vital. Sa propre vision à construire en déconstruisant le monde de vos parents, de vos maîtres, et des agents gouvernementaux qui veulent vous imposer le silence et l’obéissance c’est votre grand père qui parle et qui a vu deux crises identiques 1940à 45 Puis la guerre d’Algérie ou, jeunes gens , nous fûmes les tueurs, assassins d’enfants Oui nous avons du sang sur les mains Jeunes gens :Vos parents ont évité leur grande crise d’angoisse ( très rare génération qui n’a pas connu le drame sanitaire ou de guerre) et ils ont tout prévu, pour vous, sauf l’absurde et l’inévitable virus . Les virus juste antérieurs ; hier, annoncés dans mon livre de 2010 p 220 et 104 aucune conscience du passé ; lutte, non de classe sinon de classe d’âge Problème de générations Jeunes gens : regardez les enfants migrants et faites votre opinion Votre parcours sera chaotique , mais il en ressortira une solution. Nous, nous avons défendu, caché, aidé nos camarades insoumis, désobéissants, déserteurs qui ne voulait plus torturer en Algérie. Nous avons organisé une semi-clandestinité et dans cette lutte nous avons forgé nos personnalités, une réflexion personnelle et finalement un moyen de vivre dans l’honneur ; Même si nos maîtres, nos parents, nos chefs ne le comprirent pas sur le moment. Alors jeunes gens et c’est le vieil ermite qui vous parle, soyez stoïques, persévérants et fidèles aux idéaux que vous vous êtes donnés. Défendre l’honneur de notre espèce humaine, modifier nos modes de consommation et de destruction des ressources et revenir à une sagesse que l’on atteint souvent mais trop tard, une fois entré dans la vieillesse. Vous êtes fous de réseaux sociaux depuis 10 ans ; choisissez l’action ou la représentation de l’action ; choisissez la planète, le climat, la non consommation excessive . Voilà ce qu’on pouvait prévoir et qui se réalise en 2020 à nouveau .Une redistribution des biens de civilisation ; une occasion rare Pas de réseaux tenus par des adultes financièrement intéressés à vous tromper. Nous, en 1950, avant e partir pour lAlgérie on a fait que ça : observer, écrire, prendre des notes. Je sais, il faut un certain stoïcisme .Mais Profitez de la fin des élites : Partagez, modérez les besoins ne vous laissez pas abusez ; vérifiez les chiffres de la mortalité ( par ex voir texte de l'Ined), Résistez comme vos grand parents contre le virus nazi etc etc


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    PENEFF, Jean., EL MIRI, Mustapha. Maintenant le règne des banquiers va commencer. 2010, Paris : La découverte, p. 220. 

     

     On commençait comme ça la revanche du virus probable: « on doit se défendre contre les prolétaires d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, ceux qu'on avait mis au placard de l'histoire. Bien heureux encore qu'on ait aboli l'esclavage, mis fin au colonialisme. Mais les accueillir chez nous, les aider de surcroît, maintenant, ah , ça non !Alors, depuis une cinquantaine d'années, ces peuples, décidément bien peu reconnaissants, se sont aidés eux-mêmes, avec l'appui de leurs bourgeoisies conquérantes ou malgré celles corrompues.Et, maintenant, ils viennent vous facturer des comptes, nous présenter les créances impayées de l''histoire ! ».

     

    Le complot du virus n'existe pas. Les complots de l'anti-virus non plus. C'est renoncer à la raison, et à la réflexion critique, que d'imputer à un petit événement sanitaire, la Terreur, l'imposition d'un ordre moral, le confinement, la quasi abolition de l'école. Tout ceci n'est pas médité, organisé par des mains cachées. C'est tout simplement le sens de l'histoire, le déclin du post-colonialisme, le partage obligé de la direction de l'économie ou de la science entre plusieurs continents, et la fin d'une certaine Europe. Le monde dit « occidental » est en chute libre. Il ne faut rien voir là d'une main cachée, ni d'organisation clandestine, c'est tout bonnement le sens de l'histoire dans sa nudité, sa force et ses péripéties.De tout ceci il fallait préssentir l'irruption. Si l'esprit critique avait été enseigné en Sociologie, dans d'autres disciplines, et si un peu de modestie nous avez été inculquée à la naissance, un peu de modération dans le côté systématique et impératif de nos jugements, et un meilleur sens des nuances et de connaissances des faits. C'est pour ça qu'il faut revenir à l'éducation d'un esprit scientifique critique, en famille, dans les écoles, dans la société. 

     

     Dans notes éparses

     


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    J’entends beaucoup de plaintes. Des regrets sur la situation, la déploration de ce virus et la crise politique et gouvernementale qu’elle fera naître. La fausse surprise que représenterait l’abstention géante ou la crainte de l’avenir que tout cela suggère. Moi qui ai vécu deux grandes crises du même genre, avec un effondrement national stupéfiant, un changement total de vie et de croyances, je vous dis, jeunes gens : « Saisissez le moment, il est historique ! Vous n’aurez pas d’occasion d’effondrement e de changement ,aussi long et brutal avant longtemps et construisez à cette occasion une lucidité et un grand sens critique. »

     

    En 1944, j’ai vu mes parents passer de la vie normale à la clandestinité, tout avait été bouleversé au village. Des gens étaient démasqués et se montraient violents avec d’autres, le fascisme était bien né, alors qu’un an au paravent on croyait encore au front populaire.

    Entre 1954 et 1962, ce fut notre tour d’être foudroyés en quelques jours et contraints, comme on l’avait subi, de devenir de jeunes nazis français. Bruler, tuer, détruire, torturer des enfants, nous avons tout fait en Algérie et notre sang sur les mains ne peut s’effacer.

     

    Alors jeunes gens qui êtes dans le doute, dans l’interrogation sur cette épisode covid et la façon dont c’est traité, je vous dis ceci : « Saisissez le moment historique et écoutez, regardez, prenez des notes, réfléchissez à plusieurs… Vous n’aurez pas avant longtemps d’autre occasion de voir la société dénudée, livrée à elle-même et montrant ses véritables fondements. Liberté, égalité, fraternité, quelle rigolade ! Mais il vous reste l’humour froid et acquérir comme nous après la guerre d’Algérie, une réflexion personnelle, sage et lente. Je peux vous dire quels sont les moyens qui nous ont permis de survivre, de voir nos parents admirés, prendre la mauvaise direction et les mauvaises décisions.

     

    Nous avons chacun dans notre coin tenu un journal, noté des scènes. Observé la vie quotidienne, écouté les conversations.
    Cette prise de conscience, la possibilité d’écrire un journal, la réflexion lente, le silence en soi, nous ont fait comprendre la pauvreté intellectuelle dans laquelle nous vivions et nous a fait compatir avec l’erreur, l’absence d’imagination, de conscience de nos parents que l’on avait jamais cru aussi aveugles, aussi peu imaginatifs et lucides.
    Alors s’il ne vous reste que l’humour froid devant le confinement, ou l’agitation théâtrale des politiques, gardez-vous des grandes déclarations et poursuivez votre questionnement personnel tout seuls ou à quelques-uns triés sur le volet de vos amis. Deux ou trois choses me frappent dans mon observation de la rue, ou des commerces : la tendance brutale, insoupçonnée, d’un penchant à la violence et à l’intolérance, deux aspects fertiles pour le fascisme.
    a) Des opinions et des conduites brutales, agressives vis-à-vis d’autres personnes inconnues mais qui n’ont pas l’air d’obéir au doigt et à l’œil et à se mettre en rang. Un dernier incident ? J’ai été remis en place par des personnes qui trouvaient, notamment dans une grande surface, que j’avais mal mis mon masque (bien-sûr, en insoumis de nature, je ne le mets jamais, sauf pour mes commissions ou les transports).
      Or  des inconnus ou des employés me demandent sur un ton autoritaire de remettre le masque avec minutie.
    Alors je leur dis « oui, je ne l’ai pas sur le nez… Mais il est désajusté et je respire mal. On me répond violemment" rajustez le ou coupez-le." Je demande, " couper quoi, le nez ou le masque?"
    Cyrano de Bergerac qui a fait une tirade sur son grand nez, n’aurait pas imaginé qu’il devait se le couper pour mettre facilement un masque. ( lire  Ed Rostand )

    Dans notre société devenue folle, il faut savoir rire et se moquer des autres en se mettant à plusieurs en douce et en se cachant. La violence, l’autoritarisme, la brutalité ne sont plus très loin et nous allons en chantant perdre notre liberté, notre sens d’autrui, et notre solidarité. La haine va se développer, certains vont faire du fric sur nos sacrifices quotidiens.
    Alors, faîtes comme moi, l’ermite, au lieu du capitalisme, choisissez un ascétisme de vie, pratiquez un stoïcisme... au moins pour les plus âgés par rapport à la médecine et à la mort et dénoncez non pas le virus n° 19, parce que nous en rencontrons de nombreux chaque année, et un abus de la médecine ou des soins qui vont épuiser nos finances, détruire l’avenir de nos enfants, puisqu’on leur dit," n’allez plus à l’école, n’allez plus au stade, ni dans les lieux de culture"

     C’est comme ça de manière, lente et inconsciente que nous allons vers notre prochaine régression. L’occident a dirigé le monde pendant 5 siècles ; Il est en train de disparaître lentement et tous les colonisés, les peuples secondaires, les sociétés sous-développées prennent lentement mais sûrement le dessus. Sur notre civilisation épuisée.

     Un de mes livres prémonitoires, bien-sûr jamais publié que j’ai mis sur mon blog "Mondialisation et Histoire" intitulé la mort des républiques, était encadré d’une citation de Machiavel « Quand une société veut mourir, elle trouve toutes les occasions possibles pour y parvenir. » Machiavel avait bien vu ça au Moyen-Age.

     

    L’idiotie des présentations télévisées des résultats électoraux, par exemple aux dernières élections régionales, l’abstention qui a fait peur aux médias (ils ont récupéré leur moral tout de suite)  est édifiante . Heureusement qu'ils ne voient pas q qu'elle est minorée dans les résultats publiés . est largement inférieure à la réelle abstention. Mais ça on ne veut pas le savoir, on ne veut pas le voir. L’institution de propagande ne donne l’abstention que sur les gens inscrits,Hors, une forte proportion d’individus ne s’inscrivent pas ou sont non recensés, ce qui évidement s’efface des statistiques publiées. Quand on dit que l’abstention est de 70 %, il faut au moins ajouter 10% de plus.
    J’avais fait avec des étudiants, le contrôle, nom par nom, des inscrits électoraux et des habitants réels de la ville de Nantes, une forte proportion des habitants de l’ordre de 10% ( 3 ou 4 % dans les quartiers bourgeois, 15% dans les quartiers ouvriers) ne s’inscrivent pas et ne sont pas inscrits dans leur lieu antérieur d’habitat. Donc, l’abstention, la fraude devraient être perçues à leur grandeur réelle ( Christophe Brochier, sur les élections USA présidentielles récentes, a montré que la fraude notamment postale était forte, mais qu’elle existait des deux côtés). Bien entendu, il ne peut pas publier cette enquête et cet article, comme moi, je n’ai pas pu publier il y a trente ans. L’impossibilité pour un Etat de nous dire avec précision, le nombre d’abstentionnistes. Dans la mesure aussi, où cet Etat n’a pas les moyens réels de savoir combien il y a d’habitants, de résidents, bref que le nombre de citoyens est à peu près bien connu, à 4 ou 5 % près, au mieux, vu qu’il y a aussi des habitants qui refusent tout contrôle, résidence ou déclaration de situation.
    Je dirais que cet article sur la fraude ou sur l’abstention minorée n’a pas pu voir le jour en France car il a été censuré. J’ai publié aux Etats -Unis, mais avec une réaction prévisible négative, des grands instituts de sondage et de recensement. On voit là l’état dans lequel une sociologie correcte et sincère ne peut voir réellement le jour dans un pays de « liberté ». On lira le récit de cette censure dans mon blog (Mondialisation et Histoire), dans lequel j’ai raconté l’histoire de cette aventure reparue récemment aux Presses Universitaires de Grenoble (Mais le sujet n’intéresse personne). Et les  PUG ont du mérite de relancer ce débat.

     

    Comme s’il n’y avait pas assez de murailles impossibles à franchir pour un chercheur honnête, le République a ajouté récemment une invention extraordinaire, le Covid 19 qui va justifier un alignement moral, une fascisation en douce, une régression cachée, soutenues par tous les médias réunis, d’extrême droite à extrême gauche, parce que le politiquement correct exige une croyance qui s’aligne sur un rang et une sottise intellectuelle largement entretenue par les médias et l’ambiance générale. Et cette unanimité est entretenue quel que soit le milliardaire propriétaire, des médias écrits ou télévisés qui diffusent une sottise incommensurable.
    On ne peut pas comprendre cette absence totale de sens critique et de s’aligner sur le politiquement correct, quand on ne s’interroge pas sur le nombre réel de morts en France pour l’année 2020 et pour le premier semestre 2021.
    Or, si mes calculs sont exacts, il y a eu moins de morts en France, de tous âges en 18 mois de Covid, que dans les 18 mois précédents. Donc, en principe, vive le Covid s’il nous fait baisser la mortalité générale !
    N'importe quel petit esprit modeste d’enfant devrait douter de la politique de propagande autour des dangers de ce virus. Je sais que cela est dicuté mais la population française n'est connue quà 2 ou 3% près ( mieux qu'aux USA ou elle est approximative  à 5 ou 8%

    Parce que des virus de grippe ou autres il y en a eu de nombreux. Il y a eu déjà des grandes pestes (nécessitant des enfermements et des ghettos) mais ils n’ont pas tous servi les intérêts de diverses propagandes et de nombreux partis républicains en occident[JP1] .
    Le télé fanatisme favorise l’autoritarisme sous-jacent et touche comme le fascisme hier, la Droite et la Gauche réunies. Ce qui m’a frappé dans la rue, dans les spots télévisés, dans les informations, c’est qu’il y a bien un fascisme qui se diffuse mais qu’il a puisé partout, Droite, Gauche et Centre.
    Notamment un autoritarisme interclasses qui se manifeste dans la rue, à l’école et dans les commerces, sport et culture, parce que des gens dont on ne soupçonnait pas l’orientation se sont manifestés en faveur de la violence, de la répression pour les insoumis, de l’alignement systématique. Confinement, suppression de l’école, fin de la culture… qui annoncent un écroulement prochain.
    Cet effondrement de la culture, de la liberté de penser au profit du politiquement correct est visible immédiatement quand on voit la fin du Livre. Les gens ne lisent plus, ni à l’école, ni dans la rue, ni au café, ni dans les transports. Le livre a été banni de notre civilisation brutalement, et près de 10 siècles après Gutenberg, c’est-à-dire de naissance de l’imprimerie, ont été effacés par un monde nouveau, inculte, sans réflexion personnelle, presque d’un coup de baguette magique. Dont personne ne parle, dont on n’a pas l’air de mesurer l’impact, dont on ne réfléchit pas aux conséquences pour s’enfoncer dans des croyances médicales et télévisées moyenâgeuses, avec un arrière fond de sottise statistique intenable.

     Un de mes étudiants  Ch . Andreo des années 80, resté un ami, me transmet son opinion que je partage et que je veux souligner car il n’est pas facile aujourd’hui à cinquante ans de ne pas s’aligner sous le vent dominant. L’indépendance d’esprit est devenue une denrée rare…

     

    « Une partie du capitalisme occidental connaît une crise de débouchés et un problème avec la main d'œuvre. La numérisation du monde et l'IA vont détruire des millions d'emplois. Que faire de cette plèbe. La bulle du social et les emplois publics subventionnés occupent les petites classes moyennes. Mais ça ne suffira pas. En outre, la concurrence mondiale est rude. Comment tenir la plèbe, la solvabiliser et garantir les bénéfices ? En explorant de nouvelles voies et en transformant la société... Les grandes industries et les Gafa se trouvent de nouveaux débouchés. Financement de la transition énergétique par les Etats pour sauver le climat, vaccination mondiale contre les maladies (le Covid confirme et accélère la tendance : le vaccin comme solution à une crise de l'innovation de Big pharma qui menace ses profits depuis 20 ans), consumérisme numérique (qui implique de fixer davantage encore les consommateurs à leur écran: les confinements ont bien aidé)... Sans parler de l'endettement à tout crin et des velléités de revenus universels. 

     

     

     

    Cela implique un certain contrôle des esprits et de la propagande pour que ces nouveaux besoins "indispensables" soient justifiés par de justes causes (la santé, la planète, le progrès technique, la société inclusive...). 

     

     

     

    Nul besoin de complot. Ce sont juste des intérêts puissants qui poussent dans ce sens pour sauver leurs bénéfices ou étendre leur influence et font feu de tout bois. Aidés par une armée d'idiots utiles et de gens achetés. » 

     


     


     [JP1]

     


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