• Enfants, jeunes gens, ce livre est pour vous :

    PUG, récente publication : hommage aux grenoblois qui ont participé à l'élaboration d'un livre bilan d'une carrière et d'une vie.

     

    Il vient de sortir un livre étrange qui est un opuscule (lourd car de 500 pages) de ce que j’ai écrit et publié sous forme d’articles, de notes et de contributions. Ce livre est publié dans une collection intéressante ancienne et reconnue, Les Presses Universitaires de Grenoble. Il vient juste de sortir et quand je l’ai reçu, j’ai été frappé par la beauté de sa forme, par l’élégance de sa présentation et par la qualité de la typographie et de l’organisation. Il s’agit d’une réunion d’une trentaine d’articles dont d’ailleurs j’avais oublié le contenu. Collection Libres Cours Sociologie – PUG- Sur le terrain : un demi-siècle d’observation du monde social. (Présentation d’Alain Blanc). 

    Mes réflexions sur ce retour sur soi : ça fait drôle de voir défiler toute sa vie sur 500 pages. C’est là que je prends conscience combien un livre et des articles sont un travail collectif : beaucoup de personnes étrangères au livre interviennent. Je ressens combien une « œuvre » est finalement le produit d’un réseau de proches ou de lointains. Parce qu’elle doit beaucoup à des gens extérieurs, des collaborateurs, des lecteurs, des enquêtés, des collègues et des étudiants qui ont involontairement participé.

    Maintenant, en ermite, je vois sur ces 40 ans de travail combien « mon œuvre » dépendait de proches ou de gens lointains. Je pense d’abord à ma famille, à ma femme qui a lu et relu, à des collègues amis qui n’ont cessé de me conseiller et à tous les étudiants qui m’ont supporté notamment mon caractère pas très facile. Donc ce livre Sur le Terrain est pour moi l’occasion de revoir toute ma vie intellectuelle sur 40 ans et de me souvenir de la chance que j’ai eu grâce à ces rencontres, à cette aide volontaire ou non.

    Je remercie donc les PUG de cette occasion unique, non sollicitée de revoir le chemin, d’une vie avant qu’elle ne s’arrête chez moi, là-haut dans mon ermitage solitaire. Je veux continuer à exprimer comme toujours ma liberté totale de pensée, de réflexion, isolée, rare, à l’exception de quelques amis sociologues américains, liberté manifestée dans la solitude totale en haute montagne, d’un village de 30 habitants, plus proche des animaux sauvages que de mes compatriotes, victimes, parait-il en ce moment, d’une attaque d’un soi-disant virus.


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