• Retour sur le Singe Nu

    17/11/2021

    Retour sur le Singe Nu

     

    Pour une sociologie ouverte s'intéressant aux deux problèmes de notre temps :

    1. Les migrations s'accélèrent et le monde s'est mis en mouvement, il y a des migrants partout, pour le bonheur ou pour le malheur de nos sociétés vieillies, repliées sur elles, et fermées à tout mélange de races ;

    2. Le rapport qu'il y a entre les événements météorologiques terrestres, les nouvelles conditions d'existence de la planète et l'action de destruction, donc d’auto-destruction, des conditions de santé que des minorités nous imposent par la pollution de l'air, de l'eau (multiplication des voyages en avion, des paquebots de croisière) et la création de matières artificielles, participent à bouleverser les conditions physiques et chimiques de la dernière étape de notre vie d'Homo Sapiens.

     

    Je pense qu'il faut réfléchir aux grands textes des anthropologues, des paléoanthropologues et des zoologistes qui viennent de tirer la sonnette d'alarme. Nous sommes sur la voie de plus en plus rapide de la destruction de notre environnement. Cette destruction peut prendre de multiples formes : inondation, cyclone, changement de climat, réchauffement, mauvaise qualité de l'air. Nous sommes à un seuil de vérité. Si nous continuons à épuiser la terre nourricière et les ressources nécessaires à notre survie, comme le font déjà l'agriculture industrielle et la production d'un bien plus ou moins utile, nous connaîtrons à une catastrophe naturelle avec une prolifération de nouveaux germes, de virus, de microbes.

     

     

    L'épisode de ce petit virus 19 est typique des dégâts que nous pouvons créer. En effet, notre histoire a connu des centaines de virus, de bactéries, de microbes. Par exemple, la Peste Noire qui a éradiqué un quart de la population sur un siècle ou deux pour arriver au XXème siècle, provoquant 20 millions de morts. Ce petit virus 19 que nous venons de traverser est une aventure d'ampleur ridicule par rapport à ce que notre espèce a connu. Ainsi, il faut être vigilant sur nos consommations, le maintien de l'équilibre ressources / exploitation, et ne pas se laisser intoxiquer par les médias qui alternent régulièrement endormissement – écran – menaces hallucinatoires – création de peurs paniques.

     

    Il ne faut pas se laisser intoxiquer par les fabricants d'opinion qui a coup de milliards achètent la presse, la presse, la télévision, la radio etc. Pour cela il vaut mieux vivre un peu à l'écart, en retrait, sans participer à la folie générale.

     

    En recommandant les deux lectures utiles, dont les références figurent ci-dessous, je souhaite souligner la parenté entre ces deux grands chercheurs qui relativisent les peurs et les paniques que nous connaissons, et qui dévoilent les corrélations et les signes que nous ne voulons pas voir. En signalant que Sapiens est une société toujours en mouvement, que la planète est en libre circulation, que ses ressources et ses conditions sont pour tous universelles, ils relativisent les menaces que nous fabriquons à l'égard des migrations. La circulation incessante, l’exploration du milieu, le mouvement éternel, c'est le propre de toutes les espèces y compris de la notre. Depuis un ou deux millions d'années, Homo Sapiens est un membre de l'univers en perpétuelle mouvement (alors oui, c'est vrai qu'aujourd'hui le mouvement par la technique et l'invention s'est accéléré. De Clément Ader, mon ancêtre, premier créateur d'avion, à Pesquet, l'astronaute français qui descend de là-haut, il n'y a que 130 ans : un rien, une poussière dans l'histoire du temps. Mais ceci caractérise la relativité que nous devrions construire au sujet des paniques et des terreurs que les gens qui nous dirigent, les médias qui nous informent, les hauteurs et les philosophes qui nous assomment d'idées reçues) nous devrions relativiser tout ce que nous attendons aujourd'hui et qui n'ont aucun rapport avec la réalité. Il est temps de se reprendre en main, de se mettre à l'écart pour réfléchir. Et enfin, d'observer les phénomènes sociaux incroyables que l'on voit se dérouler sous nos yeux.

     

    A peu près tous les gouvernements de notre planète se servent de l'épidémie du covid pour asseoir leur pouvoir, réguler leurs intérêts, encadrer les esprits et fabriquer une nouvelle espèce d'homo sapiens proche de l'animal bien dressé, obéissant, aux réflexes conditionnés. L'histoire de la planète doit nous servir à nous libérer, nous émanciper des clichés et des faux problèmes pour ne plus rester coincer à la maison, marcher au pas, se faire vacciner de telle ou telle manière, comme des animaux dociles et obéissants et qu'une poignée de dirigeants, d'entrepreneurs, ou de politiques, cherche en rivalisant entre eux à nous imposer un conditionnement idiot et en menaces exagérées.

     

    C'est comme ça, doucement, que le monde occidental a fabriqué un ordre moral aux mains d'une poignée de dirigeants marionnettes afin d'éliminer toutes contestations, toutes critiques et interdire dorénavant, tout esprit libre.

     

    Alors oui, la question des migrations, celle de la désobéissance démocratique, de l'émancipation de notre cerveau des cadres de pensée imposés, cette question se pose comme urgente, cruciale, vitale.

     

    C'est pourquoi mon petit esprit critique m'a suggéré de me mettre pendant 20 ans à l'écart de ce mouvement perpétuel et de cette fausse agitation des esprits pour me faire retirer en montagne dans une sorte de refuge, d’ermitage, pour avoir le recul nécessaire, le retrait des activités superficielles, pour me faire récupérer mon équilibre et mon analyse. Parti à la retraite le premier jour où j'ai pu le faire, j'ai alors abandonné un poste de prestige, des créations lucratives. Ce que je ne regrette pas, étant donné ce que j'observe de l'évolution triste et négative de la société dans laquelle j'ai vécu.

     

    Le nouvel observateur, Pierre Mornet, propos recueillis par Véronique Radier, « Yves Coppers : Sapiens est un pirate de l'évolution » , n° 2776, 2018

     

    Le Singe Nu, Desmond Morris, 1968, ed. Grasset


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