« Louer son corps à la science ; l’organisation des essais thérapeutiques » par Christophe Brochier situé à Accueil sur mon second blog : jeanpeneff.eklablog.com
A Lire à tout prix sans risque pour la santé
Ce texte est une expérience de longue durée (6 mois) dont il faut expliquer les raisons
Nous sommes un petit groupe formé de 3 ou 4 profs de socio (quadragénaires) et d’un retraité depuis 10 ans. Ce groupe fonctionne sur des bases originales qu’il faut justifier puisqu’elles paraissent surprenantes alors qu’elles sont banales et naturelles exploitée presque partout dans le monde sauf en France
Nous, sociologues, nous sommes différents des journalistes, experts en sciences sociales, littéraires ou philosophes,, politologues, baratineurs à longueur de papier ou d’antenne sur ce qu’ils ont « vu » de loin, qui ne vivent jamais les conditions des gens dont ils parlent ; qui se tiennent éloignés des lieux conflictuels ou trop dissemblables, qui ne veulent jamais quitter les habitudes de classes de leur petite bourgeoisie intellectuelle originelle ; à laquelle nous appartenons mais en nous distinguant par la mobilité et la croyance que la vérité scientifique ne s’appréhende que par le partage des conditions avec les enquêtés et des épreuves qu’ils subissent, et que nous subissons à notre tour selon un désir sérieux de compréhension . Cela demande d’apprendre la langue et de vérifier au jour le jour nos impressions et croyances sur le terrain ,de l’éprouver face aux faits quotidiens. Pratiquement jamais de questionnaires et d’entretiens mais des observations, de l’écoute, des archives etc. Nous en fîmes la raison d’être de notre vie professionnelle, d’autant que nous avions tous des origines ouvrières, ce qui en sociologie est encore un scandale (soigneusement refoulé). Quand c’est chaud quelque part, nous allons voir systématiquement. Ainsi nous sommes allés étudier des populations démunies au Brésil, en Algérie, au Moyen-Orient... et récemment à Calais. Nous y restons et enquêtons de manière anonyme, sans tapage médiatique, sans faire de bruit sur notre intérêt personnel pour l’observation participante, et sans la prétention des sciences sociales de tout comprendre, et tout savoir interpréter !! Qui le voudra, trouvera en librairie ou bibliothèque (revues) les travaux de C.Brochier, M. El-Miri ou C. Andréo ou les nôtres.
Le texte sur les essais de médicaments de Christophe Brochier est tout entier dans cette logique. II fallait aller voir avant de parler et de conclure. Il le fit. Le résultat est édifiant : surprenant, mais pas là où on l’attendait ! Quant aux élites, aux pseudo intellectuels, aux responsables, et aux professeurs de sociologie ou autre, ils préfèrent ignorer ce genre de papiers et les refouler en douce dans l’oubli. Bref les enterrer et quand surgit l’inévitable : la mort d’un testeur, ils compatissent la larme à l’oeil et ne changent rien jusqu’au prochain accident! Bonne lecture
(Jean Peneff, Mustapha El Miri)
Aux éditions de la Découverte, 244 pages, 2010,
Quatrième de couverture :
Le titre est emprunté à la première page de Marx dans « Les luttes de classe en France ». En partie fiction imaginant le retour de Marx en France, 160 ans après son arrivée en 1849, ce livre est également une description de situations vécues en politique par les auteurs. Cet ouvrage rassemble plusieurs intrigues : l’irruption des banquiers dans notre vie, les migrations de populations entre continents, l’arrivée de la Chine sur la scène de l’Histoire, les doutes des gouvernements libéraux au sujet de leur marge d’action.
La question des dettes est une question qui divise un pays, ou les nations entre elles. Ce livre propose donc une histoire des luttes en prenant la question des déficits comme centre des événements. Par exemple en France : savoir, sur 40 ans : la dette, qui l’a « faite » ? Qui en profite ? Qui va la payer ? Marx commence toujours ses études historiques en se demandant qui a construit le déficit et qui en a bénéficié ? Et quelles catégories sociales vont en payer le prix ? Il soutient qu’un Etat révolutionnaire ne doit jamais assumer les déficits creusés par les privilégiés ; c’est ce qui engendra la défaite de la Commune ; on sait que les bolcheviks ont repris son idée en 1917 et refusé de rembourser les emprunts faits par le tsar.
Il n’est pas nouveau que des États ne paient pas leurs dettes mais les reportent sur d’autres pays, exploités ou vaincus d’une guerre, ou sur les pauvres de leur propre pays ou bien -nouveauté- sur d’autres générations. A toutes ces occasions, la crise financière produisit des bouleversements en cascade : dévaluations, guerres, révolutions ou dictatures. La dette révèle donc l’état des rapports de classe réels. Quand les caisses sont vides, les têtes sont emplies d’idées au sujet des « trous » à combler, des compensations à demander face aux pressions de créanciers. . Mais aujourd’hui, demain, que faisons-nous ? Le niveau de vie à maintenir, la fermeture des usines, le chômage de masse, la place des enfants dans le capitalisme des jouets fabriqués en Asie (par d’autres enfants), le poids de la médecine commerciale dans nos finances, les retraites, le désarmement et d’autres menaces immédiates sont pourtant les questions urgentes à régler.
Table des matières
1 « Au travail » : Marx à la bibliothèque
La Mondialisation ambiguë
Concentration des profits et dispersion de l’exploitation
Histoire des grands déficits
Les crises successives
Faire payer nos enfants
Le capitalisme par blocs continentaux
Les deux classes moyennes : riche et pauvre
Définition d’une classe moyenne dirigeante
« Look rich »
Le rapport à l’autorité
Une croisade morale ? Les gouvernants sont tétanisés
Le rapport aux loisirs, la culture, la santé
Les classes ouvrières dispersées
L’exploitation segmentée
L’éclatement : les ouvriers partout et nulle part
L’exil ou le chômage
Les Jeunes Chinois en colère
Jeunes Indiens et Brésiliens
Le face à face et l’immobilité
La Révolution française : 1848, 1871, 1917,1936
Caisses vides et têtes pleines.....d’idées
2 Les bourgeoisies rivales mais solidaires
La bourgeoisie financière américaine
Etats Protecteurs ou Prédateurs
La spéculation comme loisirs
L’inspiration anglo-saxonne
Solidaires dans l’exploitation
Les budgets et les perceptions de classe
Trois France
Vivre avec 50 euros quotidiens
Vivre avec 500 euros quotidiens
L’univers singulier des 5000 euros par jour
Cliques, clans, fractions, coalitions bourgeoises
La bourgeoisie de droite et de gauche s’inquiète pour ses enfants
La gauche n’a jamais eu le pouvoir
Une invention du capitalisme : les enfants agents et proies
3 Que défaire ?
Les autres nous regardent. Comment construisent-ils leur opinion ?
« Nous vous haïssons messieurs »
La voie intermédiaire chinoise
« Au travail encore »
Des centaines de petits Marx en réseaux
Changer d’école
Consommer ou étudier : il faut choisir
« Je ne veux pas devenir une machine à fric » dit Marx au gérant du casino