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    Le chemin de croix de Jésus Raoult

     

     

     

    La médecine hyper technique et informatisée où les sujets sont des robots identiques s’oppose aujourd’hui, et est même en lutte contre la médecine de terrain traditionnelle de ville ou de campagne ou le médecin sort de son cabinet, observe son malade dans son environnement ordinaire, apprécie son milieu social et scolaire. Cette médecine humaine a perdu la partie à l’occasion du Covid 19, au nom de la machine contre l’homme, au nom de l’informatique contre la pensée humaine.

     

    Tout l’hôpital est réquisitionné pour les malades très vieux au-delà de 85 ans, moyenne des décès actuels, et fait oublier les évidences, fait avancer l’obscurantisme et enfonce les pays occidentaux dans l’idiotie intellectuelle.

     

    Et le martyr Jésus Raoult , choisi qui ne demandait rien dans son coin de Marseille  est devenu  la bête noire des lobbies et des trusts Pharma Tous on veut sa tête !!

     

    Je le vois avec sa tête de Christ martyrisé, fatigué écœuré par les médias, ses cheveux longs et sa couronne d’épines marchant sur les cris de haine et les coûts de fouet de ses bourreaux que sont les commentateurs vedettes des grandes chaînes de télé privée ou publique. Ces grands « pontes » en concurrence veulent se payer sa tête « se faire Raoult » comme ils disent et ainsi jouer les vedettes auprès des directeurs de leurs chaines.

     

    Sous leurs questions imbéciles, Raoult tombe, il se relève, on lui tend un autre piège. Et lui, toujours avec sa tête de crucifié, martyrisé, sa ténacité à expliquer et à se mettre au niveau des interlocuteurs, extrêmement bas et qui sont là pour l’assassiner. Tout ce que cela révèle est le niveau intellectuel des journalistes de la télévision et surtout de leur prétention à tenter de comprendre quelque chose de scientifique à un niveau un peu élevé. Quand on voit la tête de Pujadas ou autre Morandini, etc., le niveau de leurs questions, on comprend qu’ils n’ont pas fait les grandes écoles scientifiques ni même un bac scientifique tant leur compréhension, malgré les efforts de Raoult, est loin d’être susceptible d’ accès pour eux. En tous cas, ils n’ont pas compris grand-chose dans les écoles de journalisme, voir à L’ENA sur les phénomènes de multi causalité, sur la résolution d’équations à 2 ou 3 inconnues ou sur les estimations de forces de corrélation.

     

     On voit donc le niveau de compréhension des journalistes de télévision pour les mathématiques, les statistiques, la chimie, etc. n’est pas à la hauteur malgré les efforts de Raoult et qu’ils auraient besoin d’une remise à niveau pour comprendre ne serait-ce que le début des analyses qu’ils entendent, des tests de résultats tendanciels. Ce que tente en vain Raoult, qui se sacrifie là, pas pour remonter le niveau d’intelligence des journalistes, ce qui serait vain, mais pour maintenir le niveau et le crédit de son laboratoire, assurer les salaires d’une cinquantaine de personnes qui à Marseille travaillent réellement pour l’avancée des connaissances.

     

    Raoult raisonne en praticien de terrain et pas de labo seulement; il raisonne à long terme,  se donne les moyens de juger sur longue durée de l’histoire médicale ; il regarde la Chine et l’ Afrique pour comparer large.  Il a connu la médecine de brousse, là où il n’y a pas d’hôpital, ni des moyens gigantesques.

     

    « Courage !! Prof. Raoult, ils n’auront pas votre scalp ; vous êtes notre honneur et  celui des Africains qui vous suivent et vous  regardent  Vous connaissez les deux continents qui ont vaincu le virus,  qui sont debout,  tête relevée , optimistes quant à leur avenir

     

    En effet quand on regarde les chiffres de l’INED, de la population française, on voit que dans le premier semestre 2020, il y a eu moins de morts en France, tous âges confondus qu’en 2019.
    Alors quoi ? Vive le virus parce que sinon on rentre dans la manipulation des statistiques et on cache que cette épidémie n’ait l’effet que d’une légère surmortalité au-delà de l’âge moyen de vie en France.

     

     Le mot d’ordre  par ailleurs des grands groupes qui font ou défont notre santé en nous obligeant à une alimentation qu’ils ont choisie pour nous sans notre avis et contre toute indication médicale On veut nous soigner d’une main et de l’autre on nous empoisonne : Belle société, magnifique civilisation

     

      Par exemple : Soignez-vous et surtout mangez sucré

     

    Voilà le mot d’ordre de notre société : du sucre toujours du sucre dans tous les aliments et condiments. Faîtes plaisir aux betteraviers et autres sucriers. Il faut satisfaire les lobbies et les géants de la production industrielle qui nous inocule les besoins de nos goûts et qui remplissent leurs caisses au détriment de notre équilibre alimentaire et de notre organisme. Sous cette inondation, je me rappelle avec nostalgie mon enfance, le manque de sucre (pendant la guerre, on avait droit à un kilo par mois) et maintenant c’est un kilo par jour. Je me rappelle des fruits et légumes qui étaient rustiques, un peu acres (même les cerises étaient vendues acides : les guignes) et c’était agréable au goût de retrouver des sensations et des odeurs qui ont disparues hélas, aujourd’hui. Mais les financiers des géants de la productions industrielle s’enrichissent de notre sang et il faut le tolérer.
    Bonnes gens en surpoids, même sans être obèses, vous avez avalés trop de couleuvres et trop de sucre. Et du coup, vous régalez le virus, Covid 19 qui adore le sucre et la graisse.
    Marchez deux heures / jour. Se sucrer, en argot de mon enfance, veut dire escroquer.
    bonnes gens en surpoids, mêle sans être obèses trop de recherche de calorie pour la dépense physique minime. On vous a caché la vérité  et vous avez marché «  Consommez ;  achetez,  remplissez vous la panse sans efforts ;prendre la voiture pour faire un KM … Bonnes gens : vous avez avalé  trop de couleuvres ; et trop de sucre et vous régalez !  alors  le covid adore ça !!

     

    Et  Il voit une revanche de l’histoire , la fin de notre domination qui a duré 5 siècles !

     


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      Post postscriptum sur l'art de résister à la folie ambiante:  relativité du virus

     Quelques souvenirs personnels

    J’écris ce  texte en pensant à tous les enfants occidentaux qu’on « empêche » de regarder aujourd’hui, que ce soit la nature ou le « social » et qui se livrent  à  l’ivresse informatique. Eux donc, qui ne vivent qu’au regard de leurs écrans, dûment censurés, orientés et infantilisants ; miroir aux alouettes qui compense l’expérience sociale qu’on leur interdit, contrairement aux générations antérieures !   Je le dis avec regret car s’ils rencontrent demain, comme c’est probable des événements terrifiants, comme nous-mêmes le subirent, de1940 à 65 (3O ans de guerre ininterrompues sur notre sol ou aux colonies), ils auront beaucoup de mal « à adapter leurs analyses » spontanées afin de contourner l’obstacle, sans comprendre.  Je leur souhaite bonne chance, sachant qu’ils paieront cher leur aveuglement, celui de leurs parents, quand migrations de masses qui n’ont pas encore commencé, déplacements géants de populations, pénuries alimentaires en raison du climat (eau, consommations de base), guerres civiles s’avèreront irrésistibles.  La pédagogie, en sociologie, est liée à la classe d’origine de l’émetteur et des récepteurs. Les conditions de l’observation  des professeurs par les étudiants-ou l’inverse-, sont une lacune ou une absence  regrettable pour comprendre « comment enseigner en fonction des étudiants ». Le manque des cas d’observation des cours, l’absence  de récits d’incidents ou des réactions estudiantines sont dommageables à notre discipline. Une autre occasion manquée, encore faut-il que les circonstances extérieures aient permis aux chercheurs de commencer, jeunes.  J’ajoute donc une réflexion sur les circonstances de la naissance de l’observation enfantine, du monde des adultes. Les enfants observent intensément, jusque’ à 8 ou 10 ans dans des conditions ordinaires, et d’abord leurs parents ou familiers ; le regard est le premier informateur tant que le langage des adultes ne leur est pas accessible.  Y-a- il des conditions plus favorables que d’autres ? je veux montrer que oui à travers quelques cas. Ainsi, les commentaires des parents quand ils parlent entre eux, des situations quotidiennes, des rencontres ou leurs propres réflexions sur l’environnement, constituent les premiers éléments, à partir desquels l’enfant se met à regarder, lui aussi par désœuvrement, intérêt pratique immédiat, ennui ou autre raison. En citant le cas d’un groupe de garçons du Sud-Ouest, je montre les avantages et profits intellectuels de cette école primitive, par le regard, qui sera au fondement éventuel d’un savoir ultérieur. Comme le disait Diderot à propos de sa jeunesse « je n’écoute pas ; je regarde » ; mais toutes les « chances » qu’ont eues les générations précédentes ne se reproduisent pas, et même disparaissent aujourd’hui, peu à peu. La sociologie s’en ressent. Tous les enfants sont candidats (sauf cas d’autisme et encore !) et assistent aux scènes familières ; « Regarde comment je fais », lui dit l’adulte. A l’âge de 10 ans environ, l’enfant commence à choisir des cibles d’observation et se constitue des catégories explicatives, ayant des chances de se maintenir. 

     

    « Ne demandez pas pourquoi autant de sociologies mais comment une seule suffirait ».  En  disant ça aux étudiants , je dégageais leur perception d‘absence d’unité de la sociologie reçue : le cloisonnement académique, dans le cadre de l’intensification des connaissances qu’on exige d’eux. « Débrouillez-vous pour trouver le lien au sein de cette hétérogénéité » !! Les étudiants surpris et stupéfaits, aux habitudes passives, ne disaient rien, ou ne le montraient pas, jouant les  élèves  dociles.  Pourtant une sociologie de la Sociologie en première année ou une histoire du relativisme des savoirs sociaux serait indispensable ! Impensable, décourageant, me disait-on !  Alors qu’un tel enseignement devrait être obligatoire dans un cursus préalable, en toutes disciplines et en toutes Facultés, distribuant une vision moins ordonnée, moins linéaire, plus critique. Dans ce cas, on découvrirait les artefacts, les prétentions démesurées, voire la manipulation des données et des résultats. Regard panoramique bénéfique sur l’histoire des sciences, au moment même où nos jeunes sont les victimes et à la fois, les acteurs d’une paralysie de la culture scientifique. Absence qui conduit à l’abandon de tout sens critique, à l’ignorance des conditions de travail que la « science » impose à d’autres, ou à la défiguration de la « Nature ». H Becker m’avait inspiré   ce vent d’indépendance   pédagogique. La simplification, voilà, un des trucs que j’ai retenu de HB, une ficelle du métier . J’expliquais aux étudiants alors, pourquoi il ne faut pas enseigner la socio de façon traditionnelle.  Il y a 4 ou 5 options sociologiques possibles en France, exclusives, sans liens entre elles. Ce qui les interpellait était que cela leur apparaissait juste, mais qu’auditeurs passifs, ils ne formulaient jamais une contradiction complète entre  plusieurs options.  Je justifiais donc leur pressentiment non formulé : il y avait bien une philosophie « sociale », dite générale, genre dissertation de sciences politiques, ou empruntée à d’autres modes de « connaissance » théorique : de type philosophique, historique, ou bien socio- psychologique qui voisinaient avec une ethnographie, une observation longue de terrain. Toutes sont légitimes et plus ou moins présentes quoique inégales, dans chaque « tradition » européenne ou américaine, avec ses connotations anglaises, allemandes etc…,

     

    Ils avaient été surpris, en première année, par la variété des cours généraux de sociologie, enseignés de façon disparate, exclusivement livresque, avec des terminologies, des vocabulaires, des concepts de références rarement comparables et bien sûr sans liaison interne, sauf  celles qui faisaient un peu « philo », disaient-ils. Aucun cours ne ressemblait en contenu et orientation, à un autre ; en quelque sorte : une mosaïque, sans dessin final,  qui les incitait apprendre quasiment par cœur des phrases entières. Frappés aussi d’une discipline qui semblait écartelée entre définitions hétérogènes, sans direction claire, puisque par leur contenu, les enseignants ne faisaient aucun lien entre les matières enseignées dans les cours voisins ; c’est pourquoi les profs de le même unité ne se citaient jamais mutuellement . Je leur disais qu’entre nations, traditions, mentalités nationales, cette hétérogénéité de la sociologie était pire, relevant   de l’histoire mondiale des   sciences sociales. Cette variabilité infinie affectait toutes les nations. Il y eut bien, en Occident, plusieurs sociologies qui coexistèrent sans se rencontrer. Sans se quereller, puisque le front enseignant fait, à la fin, l’unité contre l’étonnement et le scepticisme qui en découle. Je leur racontais -ce qui les ébranla- que chaque pays choisit ses ancêtres de « l’étude sociale », et que d’ailleurs souvent, selon la mode, chacun changea alors ses racines, tant est inconstant le jugement  rétrospectif . Je leur dis que de grands ancêtres français connus, sont encore  largement lus ou discutés par des étudiants étrangers ( par ex. retraduits et commentés aux USA  actuellement,  comme G Tarde, F Le Play etc).  Ils n’en entendraient jamais parler ici. Je leur détaillais plusieurs épisodes historiques de sociologies, nationales ou internationales, qui engendraient des types de socio qui, dans chaque pays étaient enseignées à intensité variable, n’étaient fixes que momentanément, parce que, historiquement aléatoires, relatives aux humeurs de chaque époque.  D’où ne jamais culpabiliser   quant à   la difficulté à « écrire » les premières impressions de terrain  et  l’hésitation à les montrer , parce « qu’ils n’avaient pas, disaient-ils, la bonne « théorie » pour expliquer et justifier leur commentaire : ce qui  était  infondé, leur disais-je.

     

     

     

    Le confusion de ces dogmatismes ne sert finalement que les étudiants les plus opportunistes, puisqu’ils sont  tous jugés à la fin, sur des dissertations générales. Et qu’il est dangereux de « penser contre », au lieu de penser conforme  dans les cours. L’enseignant -c’est difficile pour lui- aussi, doit apprendre à penser contre, de façon raisonnée et calculée, sans avoir peur de bousculer les idées acquises ; c’est affaire non d’intelligence mais de ténacité, de persévérance dans l’effort de conquête. Toutes choses qui s’apprennent, hors de la soumission didactique, de la part des plus assurés  des enseignants,  et  qui  s’appellent  la pensée critique,  l’indépendance d’esprit.  Je heurtais donc davantage des profs , mes collègues, que les élèves qui étaient, eux, encore  sensibles  à ces  contradictions.  Je résumais le problème du relativisme , du non cumul des savoirs,  que je condensais en  deux  symboles au centre du débat. Il n’y avait que deux démarches, au fond, réellement distinctes sinon opposées ; le reste était une mosaïque de cas, un éventail de déclinaisons, qui  s‘enseignent les unes à côté des autres quoiqu’elles soient antagonistes ou peu unifiées.   Et donc les étudiants déboussolés, sceptiques, deviennent de purs opportunistes ; les plus verbeux s’en tirant mieux que les autres. En conséquence, je leur disais : « Jeunes gens , ne demandez pas pourquoi autant de sociologies  puisqu’une suffirait ;  celle qui dit  « il faut le voir pour le croire »  et l’autre : « il faut croire sur parole » : une contradiction complète entre  deux options majeures. La première exige de se déplacer, demeurer sur les lieux étudiés, regarder longtemps, vivre, travailler, expérimenter, exister avec les autres de façon naturelle. Voire, de voyager : les « grands ethnographes ont été des coureurs de continents. Il s’agit de l’observation participante, partout présente, mais presque partout marginalisée.  Elle a coexisté avec l’autre, sans se rencontrer. Sans se quereller, puisque le front enseignant a fait l’unité, contre, en France, au moment de l’officialisation des sciences humaines en faculté des Lettres. Aujourd’hui c’est oublié ou gommé.  Les surprenait notamment le style oral sans dicter.  Ils ne le déclaraient pas ouvertement, jouant les élèves dociles quand je leur disais pourquoi on ne peut pas enseigner la socio de façon  classique, traditionnelle, telle qu’ une science unifiée et logique le devrait,   au cours de sa progression. Parmi ces options sociologiques possibles, la première, difficile, exigeait de se déplacer, regarder longtemps, pour percevoir de l’intérieur, la finesse des comportements : « Il faut le voir pour le croire » implique le contact, la présence sans garantir la réponse idéale.

     

    vos congénères ! Pas plus que vos intérêts du moment ne seraient des composantes de vos jugements ! Donnez donc au lecteur, tous les éléments qu’il doit connaitre pour vous juger, pour mieux comprendre votre « point de vue », puisque vous n’avez aucun droit supérieur à l’extra-territorialité, à l’évitement des effets de cause sociale, interprétés subjectivement. Selon votre réponse, vous donnerez ou non, au lecteur ou à l’étudiant, le maximum de renseignements sur vous-même, afin qu’il perçoive de quel point de vue de classe sociale, vous parlez. Tout livre de sociologie devrait comporter un important élément de biographie de l’auteur, bien différent des 3 ou 4 lignes de dos de couverture !

     

     

     

    C’est pourquoi j’affirme, haut et fort, que chacune de mes interprétations sociologiques est un effet retravaillé et élaboré de ma trajectoire, une composante de mon milieu et, ensuite   seulement, un effet de la situation ancienne ou présente. Les classes moyennes, demi- rurales, en ascension rapide, ont été, après la guerre, le support de la sociologie que j’ai faite : ce que d’autres cachent soigneusement à  sous le titre d’exigence « d’objectivité » . Je concède que mes réflexions n’évoquent pas le fait que décrire  n’est pas observer n’est pas « analyser » ; pas plus que mesurer ou contrôler, n’est expliquer. Ces pages étaient juste là pour rappeler un point d’histoire à ceux qui feront l’histoire de cette « méthode » intelligente. C’est pourquoi j’ai souvent pensé, en l’enseignant, qu’elle ne s’apprend pas vraiment, mais qu’elle appartient à un temps révolu. 

     

     

     

    Au final,  que conclure de l’observation participante précoce ?  D’abord dans la vie, ça sert à faire de bons choix, au bon moment, cad, les plus cruciaux de l’existence. Par exemple j’ai su « naviguer » au mieux en Algérie et dans l’armée, en observant les sous-officiers et en jugeant avec mes collègues, les issues possibles à des problèmes éthiques apparemment insolubles.

     

     

     

    Cela m’a servi plus tard à trouver le ton juste dans mes relations avec Verret, louvoyant entre son autoritarisme fraternel et une impulsivité de jugement. Cela me servit également à constituer une opinion politique éprouvée à partir de faits constatés, non des idéologies ou des « éthiques » politiques. Entre 20 et 25 ans nous nous sommes « fabriqué » un jugement sur les deux géants, se faisant une sérieuse guerre froide :  l’URSS et les USA . Je suis allé dans les pays de l’Est plusieurs fois pour observer le communisme en action, et en Amérique, les problèmes raciaux. En Russie ou ailleurs, mon principe immuable était : aller voir pour savoir ; observer réellement, directement, avant de juger. Mais dans tous les cas, il fallait sortir des sentiers battus, de routes balisées et des voyages « organisés », ainsi que des clichés et des préjugés. Dans un cas, je partis en URSS mais ne suivis, en aucun cas, le circuit imposé par Intourist, l’organe officiel, et cela, à mes risques et périls, ( mais je  comprenais  la langue). Dans l’autre cas : en Amérique, je refusai d’éviter les problèmes soigneusement occultés, soit en faisant du stop pour discuter au hasard, soit en « visitant »  les Ghettos et banlieues chaudes : ce qui m’avait été fortement déconseillé par mes amis ou des collègues. Toujours l’adage : « Aller voir pour savoir ; toucher directement le problème ». Bien entendu, j’eus, comme annoncé, de petits ennuis : arrestation par la Stasi, ou saisissement de la population noire  quand ils virent un Blanc qui se promenait tranquillement chez eux : ils n’avaient jamais connu ça !  Ces menus événements n’eurent heureusement aucun conséquence grave ; je pus limiter les dégâts et gérer une sortie honorable.  Ce sont de incidents ordinaires à tout exercice de la curiosité sociale, ce sont les à-côtés risqués de l’observation directe. Mais je la gardais pour moi ou la partageais avec ma femme, plus tard, quand nous amenâmes nos enfants, faire là, dans ces pays, leurs propres expériences personnelles d’observation. En conséquence, pour moi, le bilan est amplement positif : c’est pourquoi je promus cette méthode auprès de multiples générations d’étudiants, avec plus ou moins de succès, comme on l’a vu. Les incidents ordinaires à tout exercice de la curiosité sociale sont les à-côtés risqués de l’observation directe  aux bénéfices  immenses. Que la sociologie, dite du peuple, fut aussi pauvre, à notre époque, nous fit douter, à jamais, de  cette discipline.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voilà pourquoi je destine ces idées  aux jeunes lecteurs  :  afin  qu’ils aient la chance de lire des auteurs  qui furent des personnalités aux qualités humaines remarquables,  et qu’ils aient    l’occasion  de croiser des sociologues  portés aux mêmes convictions et pratiques,  heureux de partager leurs « secrets » et leurs goûts. Je suis sûr que les jeunes lecteurs de ce Don de bibliothèque américaine sauront en faire usage, afin de mieux comprendre leurs prédécesseurs. A leur tour, de poursuivre un mouvement d’idées qui a un grand passé :« Créez des dizaines de petites « Ecoles de Chicago » comme ces livres le suggèrent : Et si vous admettez ce principe, je vous dirais comme Becker : « On fait quoi maintenant : Quelle sociologie, ?  Celle du terrain ou celle de la carrière ? »

     

     

     

    En m’appuyant sur le titre de son foisonnant livre, au sujet de l’éducation « inconsciente » de jazzman qu’il reçut,  je vous dirais : « Quelles observations, on fait maintenant : l’ethnographie modeste ou la « glorieuse » sociologie ? ». Alors, jeunes gens, choisissez l’ethnologie  dont l’époque à besoin ; trouvez un domaine encore mal parcouru. Voyez comment le luxe et l’intensité des communications et des mises en relations inter-individuelles par des outils non conçus par vos entourages, mais formatés pour vos soi-disant besoins et   perceptions imputées ! Futurs sociologues : ne craignez pas, à partir de faits concrets, issus de votre terrain, de critiquer vos livres ou enseignements. Inventez vos modes d’enquête, vos normes d’écriture, vos codes de présentation.  Prenez votre liberté : observez intensément le monde qui vous entoure .  Et  surtout jeunes gens : n’oubliez pas  « qu’il faut être un empiriste de principe   et que pour être radical, un empirisme  ne doit admettre, dans ses constructions,  aucun élément dont on ne fait pas directement l‘expérience »  selon  William  James. Proche des « publics », l’observation est une leçon de sociabilité, non un repli  solitaire.  C’est un mode d’être tout à fait opposé à l’individualisme des intellectuels et des égoïsmes de nos sociétés contemporaines. C’est pourquoi nous devons tous la pratiquer  et chercher à savoir d’où nous venons  ou ce qui a fait notre groupe social  la recherche de nos origines culturelles  justifie  la contribution à ce colloque imaginaire                                            

     

     

     

     

     

    Quelques conseils  de Pratiques :

     

                La marche ou l’observation ?

     

               Dimension collective  des résultats ou  bien  réflexion solitaire ?

     

     

     

      Je n’aborde pas la prise de notes, les fameux carnets de l’ethnographe, les bouts de papier, écrits rapidement sur le terrain ; je m’en suis expliqué (« Le goût de l’observation ») ; Une forme de mémoire a été pour moi la marche. J’ai beaucoup marché, dans ma vie, surtout après chaque séance de travail ethnographique, pour remettre le chaos du direct, en ordre ! Mais il faut savoir marcher, en réfléchissant : concentration sur terrain plat ? Distraction en terrain accidenté ? C’est selon, je choisis…

     

    La marche et le sens de la marche exigent les conditions de sa bonne utilisation. Si on est saturé, fatigué intellectuellement, on marche par reflexe ; si on a besoin de réfléchir à un problème singulier : on marche   sans distraction des passages traversés, loin des visions spectaculaires. Alors c’est une respiration naturelle de l’esprit formé au contact permanent avec la nature sauvage, en tout cas non habitée, ni domestiquée. Après, on acquiert la résistance à la marche forcée du travail du sociologue sur son terrain d’enquête : voir, observer de nombreuses scènes ou sites et en même temps assurer le travail partagé sur le site de travail   ou de recherche d’informations, exige de la résistance physique. Notre travail nécessite de pratiquer, au cours d’une enquête, des dizaines de Kms au minimum, avant de s’assurer qu’on a obtenu le maximum d’observations possibles. Mais ce n’est pas le kilométrage qui fait la valeur, bien sûr ! L’observation intense sur le site nécessite donc, en même temps ou juste après coup, la réflexion solitaire que chacun pratique à sa façon ; à son bureau ou en marchant, afin que  le rythme des pas fasse revivre des scènes oubliées ou des informations noyées dans la masse de faits vus.  Je fus un adepte de cette orientation, sachant cependant, que, quand on est fatigué ou saturé sur un terrain, on ne voit plus rien. Crispé, on n’observe plus, ou alors en automate, sans recul, ni enregistrements intellectuels, Donc sans réflexions ultérieures possibles. La « re-création » de notes exige la solitude, qu’on marche ou pas ! Voila pourquoi j’ai marché pour chaque enquête au moins une centaine de Kms. Ainsi en Algérie : pour trouver leurs  adresses, ou découvrir  les entreprises semi-clandestines, ou celles qui avaient déménagé. .. J’ai marché plusieurs centaines de Kms au cours de mon observation hospitalière (Urgences) . Chaque séance de travail nécessitait de ma part, 4 ou 5 kms par jour : déplacement dans l’hôpital : étages, couloirs, secteurs différents  services, morgue, entrepôt de médicaments, bureaux,  déplacement des malades sur des brancards  etc.. La solitude du chercheur peut s’obtenir d’autres manières : dans un espace très éloigné de la « civilisation », au contact avec la nature. Beaucoup l’ont fait, car l’absence de distractions ou d’interruptions intempestives, permet à la mémoire de se reconstituer

     


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  • Après ceux de J. Dunn, de J. Goody, voici 3 livres récents que nous allons « travailler » cet  hiver. Trois livres pour comprendre l’époque actuelle. L’un de R. Evans dont nous reparlerons. Un autre porte sur la colonisation à partir d’un de ses événements « révélateurs» : le massacre des Algériens à Sétif dans l’euphorie de la victoire, le 8 mai 1945. Enfin, la contribution de J-C Martin qui rassemble en plusieurs ouvrages chroniques et réflexions sur la « Terreur » ou sur la notion de violence en temps troublé de « Révolutions » invisibles? Donc le virus qui bouscule tout ; du moins en apparence; car "ils" ne voyaient rien venir :  la "révolution" médicale  a tout emporté alors que rien ne laissait présager  une catastrophe occidentale. Car c'est de ça dont il s'agit ;  une forme d'anarchie des directions "perdues"; un frein (temporaire? ) l’enrichissement  accéléré  de notre bourgeoisie et de nos classes moyennes à un fort taux de rapidité. Un déclin visible dans le désordre institutionnel de la médecine et le scandale des labos pharma.    Les deux grands continents  dont on parle peu s'en sortent -et non de façon scandaleuse-  la Chine avec son "invention diabolique" ("le diable" avec son microbe qui s'échappe) et l' Afrique qui voit  annuellement une partie de ses enfants noyés en migrant,   vivent en silence, une revanche ironique de  l'Histoire.

     Tout ça était imprévisible ?Encore qu'il faille  s'adapter vite à l'inconnu .Et l'Afrique   est à nos portes et la Chine lointaine contemple avec délectation l’affolement du reste du monde. En tout cas:  ce sont les deux bénéficiaires de la crise.    Avec les livres cités plus haut  à lire dans le chapitre lectures utiles,  on  devinera la prémonition possible d'auteurs, "intelligents"  hier

    Premier point commun : les leçons de l’Histoire. Y a-t-il vraiment une leçon ou est-ce un mythe ? Y a-t-il un sens à l’histoire ? Ces livres répondent non : ni progrès moral, ni voie assurée vers le Bien. Des processus, des événements, des déroulements qui ont temporairement une logique mais pas de finalité. Alors, si ce n’est pas un moyen d’éducation, ni un argument politique, pas plus une référence pour la mobilisation militante : A quoi sert l’histoire du passé ? Comprendre  l'inattendu, l'impossible d'hier ? On répondra : cela sert  à beaucoup de choses dont analyser le présent dans un cadre relativiste (  voir  G Simon« Sciences et histoire » Gallimard, 2008) :

     

     


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  • La Chine, les maths, la physique et la chimie

     

    « Manifeste du Parti Scientifique » : j’ai écrit le petit livre sur Ader,  comme emblème d’une compétition mondiale exacerbée depuis 2 siècles, entre l ‘Asie et nous sur la valeur des mathématiques appliquées. La honte de la Chine déchue de sa première place, de pionnier en progrès scientifique . On ne comprend pas que le retard scientifique de la Chine sur les 2 derniers siècles a été perçu  par elle, comme une honte, une humiliation à laver, un rattrapage  à faire rapidement .Eux qui avait été pendant 10 siècles devant tous les pays :boussole, poudre, imprimerie etc.. pour une mémorable foule de savants.   La valeur d’un pays se juge, disaient-ils, à la valeur de son enseignement mathématique et des connaissances  scientifiques Maintenant ils ont les meilleurs mathématiciens et physiciens et ils forcent l’allure  afin  que leurs ingénieurs battent les nôtres : en nombre d’étudiants de qualité, en techniques  avancées symboliques : le spatial, l’informatique, la robotique, etc ;  eux qui veulent que leurs enfants écrasent le reste du monde en rattrapant depuis 1949 la valeur et  les savoirs scientifiques  dès l’âge de 6 ans :  quelle mouche les pique : aucun pari de ce genre n' jamais été tenté  selon nos auteurs préférés Goody, Needham etc

     

      La raison est qu’ une fois sortis du sous-développement , la famine vaincue en 30 ans,    l’âge moyen de vie  et la santé équivalents des nôtres, cela conduisait la Chine à  surpasser les    Occidentaux dans le domaine des inventions en maths et physique, la seule compétition qui vaille pour eux : être meilleur que l’Occident sur tous les savoirs avancés,  de pointe, dans l’ Histoire de l’humanité.  Alors que nous étions « sous-développés »  durant  5 siècles par rapport à eux,   d’hier jusqu’aux temps modernes ; Goody m’avait mis sur la piste de cette ambition  et cette question  d’honneur à la "chinoise". La Chine nous a donné donc l’exemple d’un rattrapage sur 3 générations et un dépassement de nos  connaissances  scientifique, alors  que   nous la regardons, incrédules, moqueurs, nous, anciens de leurs conquérants qui se sont moqués d'eux, sous-développés"  depuis 1949   pour finir avec les illusions d’un petit macron !!

     

    C’est dans cet esprit que j’ai écrit  le petit livre sur Ader qui  doit nous relever de  la perte  de suprématie actuelle, quant à nos enfants, par rapport aux autres enfants du monde,  les  surpassant  en aptitudes .  Alors, l’éducation de l’esprit scientifique critique  se pratique -t-elle en famille, à l’école ou en société ? La place accordée au cas Ader, un de ces hommes amoureux des sciences qui est dans l’ombre. ouvre un débat. Quelle instruction scientifique donner à nos enfants, eux qui vivent dans un univers commercialisé à outrance, techniciste sans l’avoir voulu, cherché, compris ? Mon livre sur Ader donc intéressera les jeunes gens, les parents et les enseignants des matières scientifiques.  Nous sommes au   dernier rang en Europe  en connaissances mathématiques  quant aux élèves de 12 ans. Après avoir eu de nombreux  savants au siècle dernier, nous ne pratiquons plus les sciences  et  nous ne les enseignons plus avec efficacité ; Cl Ader peut renouveler l’intérêt scientifique. Créateur en tous genres, inventeur d’avions, il   commence l’école à 3 ans, le Lycée à 10, bachelier ès sciences à 16, et ingénieur à 21 : destin socialement improbable. Comment un fils du peuple est-il devenu un grand scientifique reconnu dans le monde par son dépôt de 120 brevets inventeur en tous genres ? distribuant ses inventions  au monde,  réfléchies et astucieuses, au sujet  du  vélo, de l’ auto,  du téléphone, des  avions bien sûr. Et si  modestement qu’il disait de lui :« je ne suis qu’un humble serviteur des sciences » !Un tel inventeur  serait flatté si son œuvre    stimulait les jeunes gens  qui ne savent plus travailler en sciences comme leurs aînés

     Voila ce qu’il nous dit : « Gamins, gamines, emparez vous de vos écoles, ces magnifiques locaux vides plus de deux cents jours par an. Revenez-y en vacances, en week-end, pour occuper vos salles pour des loisirs intelligents à votre rythme et à votre mode ; Développez-y l’œil, l’esprit d’enquête, la curiosité. Cherchez à savoir, à apprendre hors internet et hors portable, en usant modérément de l’ordinateur ; feuilletez, lisez, encyclopédies, atlas, dictionnaires, manuels, avec ou sans les conseils orientés des adultes. Consommez mais des connaissances, selon vos inclinations, et fuyez la société de consommation. Faites comme Ader ; Rêvez mais de manière réaliste ; éveillez-vous pour mieux imaginer votre avenir, fabriquez vos idées selon votre goût avec vos mots et les précurseurs que vous choisirez vous-même. Emparez-vous donc de vos écoles pour en faire des lieux de vie, d’ouverture au monde. Les périodes scolaires sont bien trop courtes et formalisées. A la maison, vous n’avez ni le temps, ni la place, ni le silence si vous n’êtes pas privilégiés. Et si vous l’êtes, si vous avez des histoires de techniques, des encyclopédies de science, il vous manque la stimulation de la discussion collective, l’émulation du groupe libre. « Devenez de jeunes savants » ! Voila ce que vous aurait dit Ader. Demandez à vos parents des jeux éducatifs, la manipulation intelligente (construction, miniaturisation, puzzles complexes, carnets de collections, manipulations). Demandez à la place des bibliobus, des labobus pour vos expériences mécaniques, des garages expérimentaux, des musées de la technique simple.

     La fonction de l’intervention de la société dans les circonstances de l’innovation est primordiale. Mais l’ambiance anti-ouvrière qui règne présentement pèsera dans le faible poids accordé à la mécanique, à la métallurgie, aux aciéries disparues. Pourtant la cible essentielles est de revaloriser le savoir technique, de revenir sur ce pari raté qu’est la rencontre de la science et  de l’éducation française de base. Dans une formation à la pédagogie, traditionnellement orientée vers le culturel, l’art ou les Humanités, on sous-estime la tendance de nombreux enfants à se sentir attirés vers des résolutions d’énigmes, vers le toucher de matériaux, la géologie, les sciences de la vie ou encore l’observation de phénomènes naturels ; Le sens de l’innovation est une mentalité apprise, forme où les jeunes esprits garderaient leur étonnement et la curiosité au-delà de leur 20ans ; cela est devenu difficile dans l’univers tentateur des jeux vidéo qui sont proposés. Plus l’attention est portée au virtuel, au magique, au mystère comme loisir engageant, plus les ados s’adonneront à la fiction, à un arrière fond anti-rationnel, ils s’abandonneront à la culture des gadgets, des instruments domestiques. Ces « choses » mystérieuses, manipulées constamment mais au fonctionnement incompréhensible qui marchent en appuyant sur des boutons ; la vie est alors un mécanisme non maîtrisé par la pensée rationnelle.

     "Cette société a perdu la tête et ne sait plus vers où aller. Il  est difficile de découvrir que nous sommes en périphérie du monde et non plus en son centre. Alors il y a besoin de croire qu'il nous reste encore du pouvoir et de nous raccrocher à tel ou tel politique, à tel ou tel scientifique au lieu d'accepter qu'aucun ne changera désormais notre position. 

    Ça fait partie de l'histoire ce jeux de chaise musicale des civilisations qui se succèdent dans le leadership de la planète. Plus de six milliards de personnes vivent dans l'ombre de l'occident depuis le XIXème et elles n'en sont pas mortes, à nous d'accepter ce nouvel état de fait que nous sommes désormais l'histoire et plus l'avenir. "  selon mon ami Mustapha El Miri. Il  a  montré  ce qu’il a appelé la « barrière de la couleur », mais en révélant l’enchevêtrement de l’Empire, du capitalisme et de la suprématie blanche. Il a habilement fusionné les disciplines. La connaissance savante, reconstruite a posteriori par des littéraires, autorise à nier bien des évidences historiques. Le point de vue formaliste surestime la rationalité des sciences occidentales  dans une connaissance dont le type-idéal serait les mathématiques.

     P-S:   Les mathématiques grecques étaient sans nul doute d’un niveau plus élevé, ne serait-ce que par le caractère plus abstrait et plus systématique dont témoigne Euclide », selon Needham . Les mathématiques chinoises   allaient dans de nombreux contextes pratiques mais n’aidaient pas à atteindre le degré d’abstraction nécessaire à des développements plus théoriques (probablement aidés par le développement de l’abaque). Mais s’il en fut ainsi, nous nous trouvons devant une différence de degré sur l’échelle de l’abstraction rationnelle, une différence influencée en partie simplement, par la langue et par l’écriture. Les mathématiques babyloniennes, qui disposaient elles aussi d’une écriture idéographique étaient très avancées » . Souvent l’enseignement des sciences  a survalorisé les mathématiques, imputant l’ouverture de cette voie aux travaux d’Euclide, comme elle des procédures de preuve  à Aristote.

     Mais nos méthodes mathématiques , trop académiques,sont aujourd'hui discutées

        .


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    Qui pollue ,qui détruit ?  qui est responsable de la pandémie ?  Une très petite minorité,une infime population   !!

     La seule statistique  qui vaille :  une moitié de la population  ( 50%, en fait la plus « pauvre en revenus)  pollue à la hauteur de  5% de la totalité  de l’émission de gaz de serre ou de CO2

      Mais2% des plus riches des  occidentaux ( ou autres)  sont responsables de  50% de la pollution ;  

    et 48% de la population , en fait « moyenne » pèsent un peu moins  que   45% dans les effets de serre

     Les  causes sociales  de la pollution  sont donc "partagées" dans une inégalité ahurissante.  En fait.il n'y a jamais eu dans l'histoire de telles disproportions.  Et  la lutte des classes et des "races" a pris un chemin détourné mais aveuglant  qu’aucun "Blanc occidental" ne reconnaîtra pas , ne peut    même imaginer sauf à détruire son confort intellectuel

    voila ce qu'il faut cacher à tout prix( médias,   politiques, corps médical ou autre lobby vigilant)  d'où  embrouiller le problème dans  des considérations et des débats de nature

    médicales,géographiques, ou  socio-psychologiques

     Donc personne n'en saura rien, tant la population intermédaire des politiques,  des médias et des journalistes,  outre une large part des intellectuels, est  corrompue,  au point de s'aveugler elle -même à force de rabâcher la même rengaine (égalité ,  liberté,démocratie  etc ) notamment depuis  un siècle ou deux....)


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