• Racisme ambiant  et  fondation de  l’Histoire en « l’Occident »

     

     Au long de la démarche ethnographique de l’auteur Mustapha  El-Miri  (univ de Provence) au Proche Orient, en Afrique du nord  et subsaharienne , l’auteur démonte  les diverses situations  intriquées et obscures , les formes, les variantes du racisme,  essence de l’Occident qui s’expriment .  Grâce à l’observation directe et une forte érudition  il  décrit des faits vécus ou lus dont il tire les  conclusions au sujet du racisme contemporain,  qui se manifeste  sous des formes à peine neuves après 5 ou 6 siècles Il prend notamment le racisme anti-Noir  comme  principe fondateur,  ciment d’autres  racismes  depuis la Traite jusqu’aux migrations auxquelles l’Europe fait face de la manière  qu’on sait. Il nous conduit à concevoir le racisme comme une catégorie structurelle qui justifierait   la plupart des mouvements démographiques
    1   Le racisme noir occidental fondateur des autres racismes ( antisémitisme ,islamophobie, etc )
     Si le racisme a été universel à partir du moment où il y a eu conquête d’une population par une autre,  il est cependant multiforme  dans notre histoire  ( visible depuis  au moins  Christophe Colomb ),au  moment où   sur les autres continents toutes les populations  de natifs ont vu arriver sur leurs côtes,  particulièrement  en régions riches en terres,  minerais ou métaux précieux, des centaines de migrants « Blancs »  qui  deviendront des millions, déferlant par mer  terre  ( Afrique ,Asie, Australie, Amérique du nord et du sud) . Et tout à coup les autochtones se découvrent « Noirs » « Rouges ou « Jaunes »   selon  la désignation de leurs « visiteurs » Blancs. Attitudes multiculturelles qui façonneront une civilisation   et les mentalités des exploiteurs de ces    autochtones  ( style le petit Blanc)
      L'explication et les étapes historiques sont indispensables pour saisir la division interne, « naturelle », que  des sociétés qui s’  appuient sur la force inégale des armes détermineront  la durée de la domination. Classements et  catégorisations de « couleur » sont indispensables pour saisir  des  jugements  et des incompréhensions  consubstantielles  à toute la culture occidentale  Elles allaient déterminer des infériorisations,  des exploitations,  des déplacements forcés qui  survivraient  pour  réaliser   le socle  qui construirait nos conceptions profondes,  nos jugements historiques,  politiques et intellectuels  ( y compris dans les "sciences sociales"). C’est ce qu’avait esquissé Jack Goody dans Le vol de l’Histoire . Il s’est battu contre cette conception de l’écriture historique :«  Comment  l’Europe  a imposé le récit de son passé  au reste du monde »  ( sous-titre) a été son  livre le plus important,  un  grand pas en avant des  dernières années sauf en France  bien sûr où il a été ignoré malgré  sa traduction récente. 

    C’est-à-dire :d’abord on « fait » l’Histoire » (conquête, traite, esclavage, imposition d’une nouvelle religion,  transfert des richesses locales ) et  ensuite  on « l’écrit ».

    Cette façon de voir le passé   chez Goody  démolit les  préjugés de l’ histoire  académique classique . Il  rend justice aux études des meilleurs intellectuels locaux qui récusent ce qui fut écrit par les Européens sur leur société. Il combat  les  concepts scientifiques  en faisant appel à   de nombreux faits sur deux siècles . Ses références factuelles:   300 auteurs anglo-saxons  et une trentaine de Français qui prirent   un point de vue  non conventionnel  et ont contesté  l’ethnocentrisme des sciences  humaines .

    Quand les arguments racistes prirent-ils le pas sur la justification économique par rapport à la force  pure de la domination ?  Notamment quand les armées partirent et  que les colons restèrent ,et  légitimèrent leur présence  grâce aux théories biologiques  de la fin du 18è quand on déplace de force les  dominés et  qu’on les transforme en e soit en esclaves, soit en travailleurs forcés.  Goody suggère que  les théories de la domination naturelle des Blancs ont affecté toute la culture et toutes les attitudes, y comprises progressistes  et bien sûr les  idées religieuses ;  en en faisant  des convictions profondes, intériorisées et même parmi les plus engagés dans la libération   y compris les marxistes qui ont perçu les conflits de classe comme  premiers ; notamment  les intellectuels des sciences sociales et politiques du 19è et 20è.  Devenues naturelles au bout de 3 ou 4 siècles, ces convictions  n’eurent pas besoin  de longues justifications.  Selon  Goody ,  les idéologies écrites et raisonnées socialement,   n’eurent pas  besoin  de discours , ni de proclamations ou de récits  justificateurs ; elles devinrent innées   au point que les esprits les plus engagés, les révolutionnaires du XIXè manquèrent ce débat. Ce fut la remarque que de nombreux intellectuels Noirs  ou métis  adressèrent aux marxistes  (ainsi  lors de la lutte des Noirs américains pour les droits civiques) Ce sont ceux-là que la lecture de MEM remet au jour.
     Quel rapport   a ce combat de quelque  historiens  et anthropologues isolés au 20è avec la thèse de MEM ici étudiée ?  Justement il apporte de l’eau à ce moulin-là ,en   fournissant le matériau de l’ethnographe ou du sociologue d’observation participante  au sujet des formes subtiles et  diffuses du racisme  par rapport à l’exploitation de  la force de travail et la non reconnaissance de Droits. C’est pourquoi le racisme est  plus multiforme, plus enraciné  que l’aliénation au travail dans un rapport de race avant de classe. Il suggère que le racisme « méditerranéen » actuel (des pays du pourtour) est fait  de différenciations fines que seul l’ex-colonisé qui « transite », ressent.  Il montre les nombreux visages de ces   racismes : celui de pouvoir et d’institution bien sûr, mais aussi celui, privé des témoins, passeurs , aides et employeurs .  Le racisme corporel n’est pas la même chose de part et d’autre de la mer, le racisme de langage   est également distinct chez l’Arabe, qui voit transiter ou  chez l’Espagnol ou celui du Français méridional.  Les comportements racistes varient aussi selon le lieu, le moment et le style de comportement à leur égard   dans la cité, Ils ont imprégné la culture de voisinage et la moindre sociabilité ; ils ne sont pas saisissables pour la majorité des intermédiaires ou des observateurs extérieurs. Cela s’explique aussi par l’ancienneté du contact  et par   la durée du séjour  oula réussite du migrant   au contact de l’étranger.
     L’essentiel est de retenir que la culture occidentale ( et en partie aussi l’arabe)  a été imprégnée pendant de siècles de domination, de  représentations inconscientes inculquées par de nombreux biais  . Il est impossible de les percevoir de l’extérieur,et  de  concevoir comment elles sont reçues  Aussi les pages  de  El -Miri qui les  décrient sont riches en petits indices probants.

    Contrairement aux formules de l’ethnocentrisme classique ou de l’égocentrisme social,  celles du racisme institutionnel  consubstantiel  sont le filtre  à travers lequel  se construisit  « l’Histoire du monde ». Cette progression jusqu’à aujourd’hui est essentielle pour analyser   les étapes de la migration au XXè et XXIè et comprendre l’intériorisation par l’émigré actuel, de ces formules  historiques cumulées  qui le conduisent à travers  des « accueils » différents au long du périple à assumer au moins  plusieurs « identités » infériorisées   distinctes
      Avec ce cadre analytique en tête,  El-Miri  mène  une enquête  par observation directe  des diverses étapes   du déplacement  de Noirs à travers le  Sahara, puis le Maroc  et l’Europe du sud.  Il met en évidence les simplismes  de la construction ( et l’efficacité) d’un racisme anti Noir à chacune de ces étapes   au long de la traversée  (désert, pays arabes,  puis passage de la mer et rencontre avec l’Europe).  Ces migrants « noircissent » si on peut dire, au fur et à mesure des pays qu’ils traversent, se découvrant de plus en plus noir  au cours de la rencontre de l’émigré avec diverses acculturations. Tout cela  lui demande une gymnastique subjective imprévue, tissée de nombreuses ségrégations et discriminations du monde arabe vis-à-vis des subsahariens jusqu’à l’indésirable en Europe. Chacun des racismes au long du voyage   se construit sur des bases nationales   et le migrant doit découvrir, progressivement, l’intégrale altérité : couleur, statut, éducation, critères  assignés par des sociétés  qui présentent à leur égard,  des manifestations ambiguës  dans l’échelle de valeurs, allant de la désignation par la couleur de peau   aux imputations d’infantilisme,  pi bien d’ intelligence primaire, necesairement associées au  statut de quémandeur. A l'évidence  il   y a de nombreux barreaux   à descendre dans l’échelle du racisme tout au long de son périlleux parcours


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  • Le terrorisme et l’égoïsme 

     

    Candide :  j’ai gravi la montagne pour vous voir  et vous demander  votre interprétation des événements que nous vivons ? Qu’arrive-t-il au Monde Occidental  actuellement ?  Qu’est ce qui lui tombe dessus, un effondrement ou  une plaisanterie, un  éclatement en un chaos ou   un  grand rire ? On ne lit rien de solide et de sérieux pour expliquer une conjonction d’événements  prétendus imprévus par tous les  augures  professionnels  Toutes  les boussoles s’affolent  et toutes les Madame soleil  et autres voyantes en perdent leur latin  Personne ne sait par quel bout aborder cette absence de logique dans l’interprétation 

     L’ermite  Oui la confusion est totale.   Il n’y a jamais eu de pensée politique plus indigente.  On peut l’aborder  par les  puissances des marchés qui ont conquis le monde ; la guerre économique ; la concurrence  au couteau. Ou par  le capitalisme concentré en quelques mains  cachées  que ne peuvent pas  aborder ou appréhender  les analystes  d’aujourd’hui  perdus. Les mutations de la formule capitaliste  ancienne s’imposent à la vitesse de l’éclair, laissant les observateurs pantois. La concurrence est  souvent faussée : ce n’est pas un absolu ; il a toujours eu des ententes, des coalitions, des négociations secrètes en vue d’alliances cachées  qui font de la concurrence un mode transgressé comme un autre  rapport économique, et  en rien le  concept intouchable  qui cimente la démocratie occidentale sous le couvert de l’union des oligopoles  mondiaux. Seul le grand capital concentré pouvait réussir cette colonisation des esprits et   dans le même mouvement l’élimination du prolétariat qui « pourrit » la vie des très riches, salit le paysage urbain et pollue. Ils s’y sont arrivés récemment et c’est leur jour de triomphe : lors de la dernière présidentielle et législative toute la gauche (PC, socialistes,  insoumis) ne fait à peine  plus que 20%  Bref aucun danger ; le business pourra continuer sans ennui !

    Le sens de l’Histoire n’a  plus aucun sens !!

    Peu d’ auteurs à  forte audace  osent relier les deux événements de la fin du XXè :l la montée du terrorisme et l’aggravation de l’esprit d’égoïsme ( lucre, luxe,  avidité  à l ‘argent etc.;) cela remonte à la disparition du prolétariat  de la grande industrie et simultanément,  à l’irruption des classes moyennes, formées de catégories disparates ,surgies du succès d’un capitalisme fin de siècle. Ont   été unifiés le haut des classes populaires bien scolarisées (ce qui explique leur respect pour « l’Ecole » et donc leur légalisme  à l’égard de la République) et d’autre part la petite bourgeoisie possédante   qui accède à un haut niveau de vie,  paralysée par son respect pour toute forme de propriété  y compris la plus gigantesque ; un conglomérat  aisément manipulable, certes  un peu frondeur mais pas du tout révolutionnaire. La survenue de ce genre de classes moyennes  sur la scène nationale    a été l’événement  marquant de la fin du siècle dernier. Leurs 30 glorieuses c’est 1975 à 2015. Républicaines,  respectueuses des conventions d’ordre, de  politesse , de  civilité,   elles ont laissé s’installer  une démocratie dirigée en secret par des banques et  les trusts de niveau du Cac 40. On croyait cela parvenu   à la connaissance ; apparemment ce n’est pas le cas. Il existe trop de notions-écrans, dont un  goût pour l’idéologie de la république,  une loyauté à son égard, une absence de méfiance 

     Les prolétaires traditionnels, disparus, sont le phénomène le plus curieux. Ainsi  passer de 20% à 2%  de votes pour le PCF en 20 ans est stupéfiant. Sans explication convaincantes. La classe  ouvrière  qualifiée a été « exportée »   lorsque son travail délocalisé  a peu à peu  été abandonné  sur notre sol. Les industries à faible technologie, celle de biens de consommation communs, les bas services (manœuvres,  chauffeurs,  bâtiment, les employés d’entretien)  sont restées mais  ces emplois sont  occupés par des travailleurs jeunes,  anciens  ou nouveaux immigrés, et même    clandestins

     Tout ceci largement connu , facilement justifiable  bien que le discours politique    s’appuie sur le ressort de la  fidélité aux idéaux naïfs ( liberté du marché, égalité de tous, solidarité),   et cela  a  fonctionné jusqu’au moment où la gauche qui jouait les faire valoir de la droite  ne disparaisse à son tour, récemment. Ce que personne n’attendait puisque, dans ce cadre, la gauche était  verbale et gesticulatoire depuis 1981 ,  la chimérique alternance  a été utilisée par la droite  et fonctionnait    comme écran.  Les œillères de la culture politique que nous avons acquises à l’école, dans la famille et dans les institutions empêchaient notre génération de concevoir  une république  masquant l’essence  du combat politique    en tant que partage du  pouvoir  entre diverses droites. Maintenant c’est clair : à la lumière   de la première tentative de suicide  de la gauche en 2002 , quand, sous Chirac , manipulée, elle  se rallie à la réaction. Il fallut d’abord éliminer les communistes ;  ce fut acquis avec leur propre accord  (innocence de penseurs de bureau ? ) puis parachevé avec la fin des socialistes  ( les mois derniers ). Disparation  faite aussi avec l’accord des intéressés, la plupart passés à droite sans   regret.  Donc un  double suicide consenti; exit la « Gauche » !

    Ou bien...alors pour comprendre les liens entre le terrorisme et l’esprit capitaliste, partons d’autres faits ; retournons à la réalité  complexe  quoique  pas  imprévisible. En  Occident les critiques  du capitalisme  sont cent fois plus nombreuses que les  apologies issues de ses défenseurs  attitrés ; les détracteurs verbaux supplantent, et de loin, les soutiens officiels. Pourtant   rien ne se passe ! Aucun   changement espéré !.Jamais le capitalisme intégré et concentré n’eut autant de force et de liberté d’agir. A quoi servent ces bataillons de contradicteurs, de dénonciateurs ? De caution ?   De faux espoir ? De   mode de  patience ? Ils ne nous expliquent pas  le phénomène essentiel du succès de ce type de capitalisme en France,  qui  a sa source  particulièrement Outre Rhin.  l’Allemagne qui a raté deux occasions de dominer l ‘Europe  économiquement et qui , deux fois,battue ,revancharde, s’est élancée,  soutenue par l’ Amérique dans cette troisième guerre mondiale, celle exclusivement  du marché. Pour cela, elle a commencé par  diriger en sous-mains l’union européenne, elle a continué à a démembrer les nouveaux membres admis. Diviser pour régner ; elle a ouvert les vannes   en faisant éclater la Yougoslavie ; la Serbie, l’Ukraine , etc ..encourageant toutes les autonomies et  les particularismes. Là ; oui  on peut dire : le marché a fait éclater les frontières, celle des vieux États où  tout le monde veut  se séparer  dans la Grande Famille européenne. C’est la discorde acrimonieuse  des grandes entités  nationales :Usa ; Grande Bretagne, Espagne ; demain Italie ? Symptôme mais de quoi ?. Qu’allons nous faire notamment  en France de ces  révolutions ? Problèmes cruciaux !

     

    -Candide : Mais quels liens avec le terrorisme ? Que cache le virus de la séparation ?  c’est contradictoire avec la mondialisation dont nous sommes une faible part

     Ermite  Eh bien ...il faut sortir de la politique pour s’intéresser à la société profonde et secrète. On peut prendre le problème par cette autre entrée :la morale publique disparue   en raison  de notre indifférence aux autres nationaux, ceux de  jeunes pays  en guerre en  Afrique et Asie du sud - une jungle entre eux.  L’Occident   traverse une période  de  forte démoralisation ;en s’aveuglant sur  lui-même, espérant se recentrer sur soi, alors qu’il connaît un malaise  spirituel sans précèdent, une crise  du sens  à donner à la vie collective, un mal-être ensemble  qui  inclinent ( une partie la plus visible)  à une autodestruction collective   par certains d’entre nous. Par exemple l’entraînement à la mort des spectateurs et des passagers ( premiers signes!) :l’accident  provoqué de l’avion Germanwings, et autres avions  étrangement disparus..) . On vivait sur un petit nuage : 72 ans de paix  sur le sol européen. Aucune guerre  chez nous, toujours chez les autres (naturellement, puisque nous les envahissons ou bombardons)  .  Ce phénomène de paix  relative et sélective a été irrémédiablement  remis en question : « ça ne pouvait plus durer » disent les fatalistes la période la plus longue qu’il y ait eu dans notre histoire  d’ absence de conflit armé sur notre sol est terminée !Alors oui !  La guerre   revient  sous des formes  inhabituelles : fusillades scolaires, violences, coups de couteau au hasard  des rues. Personne ne  nous aide à  saisir   le sens de ces démonstrations mortifères entraînant des  collectifs  (attentats au hasard se terminant par la mort des auteurs).Personne en fait le rapport  entre ce nouveau  terrorisme intérieur avec une  mode, « tendance américaine »   qui n’avait, chez nous,  pour ancêtre que les anars style  bande à Bonnot (qui,   eux, ciblaient) . Cette violence  exercée souvent par une jeunesse, à l’encontre d’une autre jeunesse aux loisirs  « chics », fêtes commémoratives, ou symboliques,  promenades en famille. Assauts et fusillades  visent- certes pas clairement- un style de vie d’une jeunesse  argentée   très moderniste  aux réjouissances scandaleuses pour le reste de la jeunesse mondiale en situation  désespérée de non avenir, de drame d’enrôlement guerrier ou de pauvreté .  Notre  monde a  fait récemment éclater les revenus entre  jeunes riches et  jeunes pauvres  éparpillés dans plusieurs continents  dans une proportion multipliée par 100 en 50 ans C’est dire le fossé, que dis-je, l’abîme  qui sépare les deux jeunesses mondiales

    Ce   phénomène  d’ écartèlement des modes de vie des jeunesses  est très ressenti par les  victimes intéressées  qui nous frappent indirectement mais personne ne veut le voir.  Pourtant le rapprochement  avec   l’afflux de migrants pauvres, les noyades,  violences des passeurs, exils, camps de rétention , parcage genre Calais est justifiée  ; c’est du capitalisme sauvage du transport,  l‘ancien produit   d’un faux équilibre  ignoré entre importations et exportations de  main d’œuvre.  Nous avons laissé partir notre jeunesse spécialisée  et  nous avons supprimé les emplois d ‘ ouvriers industriels  chez nous. Nous avons « exporté » notre force de travail en délégant l’industrie manufacturière  au Tiers monde ou  à la Chine.  Un mouvement  original au début  dont nous n’avons plus la décision en main.  Pour la première fois, la mondialisation initiée par nous nous échappe : la délocalisation de  populations rurales  de mondes retardés  a ainsi  créé un autre mouvement migratoires   inédit à cette échelle. La mondialisation des circulations va  dans tous les sens, désordonnée, incluant des transferts démographiques  continentaux  en Asie du sud , en Afrique et au Moyen Orient dont on se demande idiotement s’ils sont « demandeurs d’asile » ! Bien sûr qu’ils le sont tous ! Prolétaires exilés intérieurs, et  migrants -revenants- comme  fantômes du passé de notre conquête -se rencontrent sans se voir

     Par conséquent le  bon vieux  sens de l’Histoire part de tous les côtés, en lambeaux.  Les explications lumineuses  d’hier à base de préjugés  n’ont  plus aucun effet.  Phénomène abasourdissant : tous les ensembles et les fédérations  éclatent. Alors ,  qu’on croyait  cela seulement  dévolu à l’ex URSS,  cette  implosion   touche également  l’Occident.  Unions-rétractions de régions  unies. Actuellement  on n’ajoute plus, on soustrait.  On a tout  et son contraire à la fois. Murs et  abolition des barrières douanières, grands marchés de l’Europe  et  sa démolition par des régions autonomistes  ou  de petits pays  dits de l’Est qui dictent leur  découpage, leur  séparatisme . Pied de nez à l’histoire  .  Pas étonnant que le grand  public et des médias censurés masquent cela à l’opinion  ne s’y reconnaissent  pas. D’autant que les intellectuels puissants, la presse et leurs clientèles d’hommes politiques   n’offrent  que des commentaires abracadabrants  incohérents où   des dérivatifs

    Afrique , Moyen Orient et Asie du sud-est :  effet papillon

     Le terrorisme de rue, religieux ou non , est un sous-phénomène relié, une forme anti capitalisme et donc d’anti-progrès . Les jeunes radicaux  musulmans sont une part du même  problème  (pauvreté et perte d’avenir de la part de la jeunesse  qui n’accède pas au genre et niveau de vie de ses congénères d’autres pays, les occidentaux) . Ils signent dans le désespoir et le nihilisme le lointain découpage de 1920 de l’Empire ottoman ; découpage que nous avons conçu avec une règle et une géométrie,  sans tenir compte  des guerres de tribus  et en oubliant  les schismes du Coran qui rendent les alliances impossibles et les haines ressuscitées par nos interventions intempestives et arrogantes. D’où , sans surprise , nous avons allumé la mèche du chaos  et ... « c’est la guerre ». Et c’est nouveau, le double front. Il fallait y penser avant d’intervenir  pour la troisième fois dans le Moyen Orient, piège ; ou  en Afrique. Alors oui !, le boomerang de nos interventions    par des irresponsables sans  pertes  pour nous puisque nous bombardons de haut et de loin  (sous le contrôle bien sûr de l’ONU et pour la « paix » !)   conduisent l’Europe et l’Amérique   en guerre   sur 2 continents et …à l’intérieur d’elles-mêmes.  Là, on a des effets  cumulés   et les inconvénients   retardés :  mais  la bouillie qu’on nous sert : explications  ahurissantes  jamais imaginées( justifications,  légitimations, film de guerre  des jeux d’ enfants)  n’est plus opérante. Un effet boomerang  se dégage ; bref ça cavale en tous sens  .Les dérangés de luxe d’ armes à feux collectionnées  en  passe-temps de retraités oisifs. ? Après le golf :le tir à balle  réelle , les  détraqués   font des feux d’artifice  et des cartons sur nos enfants . Eux qui nous disent « merci papa ; merci maman de nous  introduire  dans ce monde  de bisous-bisous  »

     De plus, les responsabilités historiques  se sont inversées : la justification  de la lutte contre les religions arriérées   s’appuie  sur la notre,  qui est  juste et morale. La grande science économique    pour faire « snob » et moderniste   légitime  la  religion, du marché libre,  le culte de la consommation,  l’envie insatiable du profit, l’obsession de la richesse ;  on ne dit plus capital mais néo libéral  c’est mieux ; le  consommateur  glouton ,increvable  avale  tout ce qui se présente   «engloutissez, engloutissez  »  Quand est-ce que la planète en aura marre de notre intrusion ? Elle commence par le manifester.

    Candide Alors la suite au prochain numéro ?  Je reviendrai

    Ermite Oui.. .  bien que vois  tout ça de très haut, de très loin.On rediscutera de  la révolution qui est à l’ordre de tous les jours. La révolution est partout, dans toutes les bouches, le mot fait fureur toute la vie française.Qui en est rythmée à tort et à travers. C’est le mot référence  usé jusqu’à la corde. Même sciences Po  la prône  ; c’est tout dire ! Bref ,ça sert au moins à  quelque chose :l’immobilisme !

    L

     

     


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  • Dialogue : Le blogueur juge de l’ermite 

      

    En réalité, ermite à moitié. S’il vivait seul dans un petit village du Dauphiné, à 1500m, il occupait une maison sans grande commodités mais non sans confort. « Vous ne pouvez pas vous tromper, m’a-t-on dit quand je partis à sa rencontre, c’est la maison près de la chapelle ». Un petit village d’une vingtaine d’âmes, 4 mois de neige en hiver, abritant un berger, deux paysans et quelques couples d’ouvriers et de retraités.  

    On m’avait averti : « il est peu loquace, il va tous les jours en montagne ».  Depuis son observatoire, il surplombait la vallée, la ville, mais aussi la société. Il était informé, très au fait de l’actualité, grâce aux moyens modernes de communications : Internet était parvenu dans ce village depuis six ans. 

    On me l’avait présenté comme un original, coureur de bois, amateur de vie sauvage, amoureux de la haute montagne ; d’autres le voyaient comme un vieux sage, austère et taciturne, blasé des humains. Certains imaginaient un type bizarre probablement aigri et frustré, un peu creux, peut-être vaniteux, fouillant les gens du regard, les bombardant de questions. 

     Je l’abordais dubitatif, quelque peu intimidé ; il me regarda monter le sentier caillouteux et me félicita pour ma démarche souple et rapide. « Vous avez le pied montagnard ». Il me fit le tour du panorama : « Oui, la vue est superbe. Là-bas vous avez le pic du Bout à 3000 m ; à votre gauche le mont de la Table. Je les ai gravis, quoique maintenant mon altitude de prédilection soit redescendue à 2000 m » 

      

    Il m’expliqua qu’il passait son temps à marcher, lire, grimper, réfléchir, tout cela successivement. Je grimpe en solo, en libre ; ça veut bien dire ce que c’est : seul sans matériel et sans assurance.  Etre libre, sans entraves, choisir ses voies, bien viser ses passages, ne dépendre que de la roche et de sa propre lucidité. Rentrer à n’importe quelle heure, parfois ne pas rentrer ; personne ne s’inquiète ! C’est important la liberté. Et bien sûr, sans l'appareil symbolique de l’esclavage de l’homme d’aujourd’hui, le portable. Je n’en ai jamais eu.  Seule condition : « Etre en forme » : la montagne ne tolère pas ceux qui sont fatigués, peu concentrés, inattentifs.  Posséder le sens de l’équilibre.  Etre équilibré sur le rocher signifie aussi l’équilibre mental .Pas l’un sans l’autre ! Telle était sa devise.Il justifia longuement la marche comme ce qui demeurait encore d’authentique dans les liens avec notre ancêtre « l’homo erectus ». C’est par là que passent la palpation du réel, la relation physique avec la terre nourricière.  Le pied dans la marche représente le contact direct, la racine qui nous relie à la matière d’où nous venons et où nous retournons tous !  Les mots le disent : « Retomber sur ses pieds », « ne pas perdre pied » ou « bon pied, bon œil ». Que ce soit le pied cambré du danseur, le pied ouvert ou fermé du footballeur, le pied marin, sentez, dit-il,  tout ce que la civilisation récente a atrophié ou annihilé. Pas surprenant que la pensée se soit amollie. Si vous amoindrissez la fonction de ce membre, vous réduisez votre capacité intellectuelle. Vous savez qui a dit : « Quand je grimpe, je pense avec mes jambes  » ?  

    -Non ! 

    -Un très grand alpiniste, un militant, un politique engagé aussi : l’Autrichien Reinhold Messner. L’abaissement de la pensée est en proportion de la diminution de la longueur de marche quotidienne. Sans intelligence, pas d’indépendance et alors, c’est la vie en troupeau. Comme des moutons où l’un suit consciencieusement l’arrière train de celui qui précède. Se caler au milieu du groupe, se fondre dans la masse, ne pas se distinguer. On dit qu’il y des concours de stupidité pour acquérir le droit à la célébrité dans la société d’où vous venez. Est-ce vrai qu’à la télé gagner les courses à l’imbécillité assure la notoriété ? Ne pas réfléchir par soi-même, suivre le mouvement, se montrer  conformiste, quand le chef de file vous conduit ...à l‘abattoir ou au précipice, il y a de quoi pavoiser en effet.  On m’a raconté que la meilleure façon d’être moderne est d’entrer dans le grand livre de Fesses-Book. Montrer ses fesses, souriantes ou grimaçantes, fines ou grossières ; des pages entières de photos de fesses. La gloire serait attribuée à qui a fait le maximum pour appartenir à la grande confrérie. Remarquez : Jean Ferrat avait admiré la manière dont Brassens montrait les siennes aux bourges et aux calotins.  

    C’est pour cela que je marche deux ou trois heures par jour quelque soit le temps. Nos contemporains, en deux générations, ont perdu entièrement cette capacité.  « Ils perdent pied ».Les dégâts en sont immenses : comportements de renoncement face aux difficultés, abdication de caractère devant les rapports de force conformisme des morales imposées  par autrui». Si j’ai l’occasion, je vous montrerai les différentes démarches. Marcher en pensant n’est pas la même chose que penser en marchant ; la distinction est subtile mais forte. Je l’éprouve tous les jours en vagabondant. La pensée aérée, dépouillée, qui va l’essentiel, les grimpeurs la pratiquent. Vous les avez vus sur les parois ? Ils font des choses de plus en plus incroyables ! Vous connaissez Catherine Destivelle ? 

    -De nom ,oui 

     -Quand elle grimpe dans  son style éthéré, elle est un défi à la pesanteur ; elle fait corps avec le rocher et en même temps elle s’en détache , elle vole de prise en prise. Lisez-la.  Elle dit de choses très justes sur ces détails extrêmes. Quatre bouts de doigts de pieds et de mains, quatre fines extrémités pour s’élever et vous maintiennent en vie. On voit immédiatement le caractère aérien, la mesure à l’économie : pas de geste superflu, rien d’inutile dans le dépouillement de l’ascension. Ce sont des danseurs verticaux ; si les danseurs de ballet maîtrisent l’espace horizontal (ils s’élèvent un peu mais médiocrement), observez ces danseurs de paroi. Quand je passe au pied d’une dalle où ils s’expliquent avec eux mêmes, je ne me lasse pas de les regarder.  

    « Mes mains se promènent doucement sur la surface granuleuse du rocher. Puis mon corps se met à grimper. Tout est facile, les mouvements s’enchaînent aisément, je grimpe, je grimpe...Un vrai rêve ! C’est pour parvenir à ce degré de liberté physique, ce sentiment d’aisance, de légèreté que j’ai décidé de regrimper en solo car je savais que ce serait la seule façon de revivre cette osmose parfaite avec le rocher, de retrouver cette grimpe instinctive, presque animale »( C. Destivelle : Retour à la montagne)  

    Il faut dire que la pensée, afin de s’aérer, ne s’encombre ici d’aucun d’artifice, ni de conventions. C’est à 4000 qu’on respire le mieux. Il y a moins de pression atmosphérique et  la tête se purifie ! On ne pense pas de la même manière qu’au niveau de la mer ! La vérité créatrice par la sensation ultime des éléments naturels,  le sol et la peau, maints écrivains l’ont exprimé. Rappelez vous Rousseau ?  

    –Ah oui, dans la Nouvelle Héloïse ? Mais il oublie que plus on monte, plus il faut s’oxygéner ! Mais, vous, que faites-vous là-haut, tous les jours ? Je présume que vous observez les animaux sauvages ?  

    -Oui, je vois le lynx, le renard et le sanglier, le chamois et le bouquetin, le cerf ou le chevreuil. 

    -Et le loup ?  

    -Jamais vu ; ni rencontré de traces ; deux étaient présents ici, paraît-il. Vite abattus  

    -Pourquoi ?  

     -C’est l’immigré de la gent animale ; on lui impute les crimes des autres.  Il vient des Balkans ou du Caucase et de plus il transite par l’Italie. C’est l’illégal à pourchasser, le bouc émissaire.  Il paie pour tous les malheurs engendrés ailleurs 

      

    -Pourtant dans les troupeaux ... il fait des ravages ? 

      

    -C’est pas lui, ce sont le chiens redevenus sauvages, les chiens errants, gardiens de villas et les chalets abandonnés hors saison par leurs maîtres, d’où ils s’échappent pour quelques jours chasser, retrouver leur instinct de tueur (« les chiens tueurs d’enfants ont plus de respectabilité que le loup). Eux oui, j’en ai rencontrés. Affamé, le loup ne tue que pour se nourrir, une brebis de ci de là, l’autre le chien dit de garde qu’on laisse seul dans les jardins   tue par plaisir. Quand un animal du troupeau est dévoré,  il est probable que ce soit le loup. Quand on trouve plusieurs moutons abîmés et blessés, c’est le chien qui est redevenu sauvage. D’ailleurs souvent les dégâts sont ciblés, circonscrits à une petite aire ; or, lui, le loup circule, ne reste pas sur place.  Cela est connu. Il n’y a que les journalistes naïfs et leurs lecteurs qui sont menés en bateau.  Bon ! Il ne faut rien dire : Bruxelles ne dédommage que si le loup est déclaré responsable. D’ailleurs les nouveaux résidents,  bourgeois ou retraités, sont devenus les maires, les  notables de villages, les dirigeants d’association (de chasse) ; ils font la loi et l’indemnisation. Le berger se tait.  Le loup est donc l’immigré honni.  

      

    -Bien, bien..  je vois que j’ai touché là à une corde sensible  

      

    -Oui et s’il n’y avait que ça ! Les 4.4, les quads, les chasses illégales, les empoisonnements d’animaux protégés. C’est la curée pour détruire, polluer, abîmer, ne rien laisser derrière nous. Les nouveaux Barbares sont dans nos montagnes 

      

    - Et l’isolement, l’absence de médecin, de pharmacien  ne vous préoccupent pas ? »  

      

    -Inutile ; je ne les connais pas. Jamais vus. Je n’ai jamais été malade ; je crois que c’est irrémédiable,  la bonne santé. Une question de chance mais aussi de volonté, d’hygiène de vie, de connaissance de son corps. Je devine ce qui ne va pas à de petits signes, je porte un autodiagnostic ; puis je me soigne en pratiquant  les exercices physiques appropriés ou bien je m’octroie  la récupération nécessaire. Mais puisque vous vous intéressez à mon genre de vie, je vous propose une devinette.  Je fais parfois des pastiches en me promenant ; oh, des réminiscences scolaires, des textes appris et que je remanie s’ils ont un rapport avec ma situation. Par exemple en nageant dans un des nombreux lacs, je me suis souvenu de ce texte célèbre : 

    « Lorsque le lac gelé ne me permettait pas la natation, je passai mon après-midi à parcourir la rive, en lisant une page ou deux d’un livre, m’asseyant tantôt dans les recoins les plus souriants et les plus solitaires pour y réfléchir à mon aise, tantôt gravissant les hautes terres pour parcourir des yeux le superbe et renversant coup d’œil du lac et des rivages boisés, élargis en riches plaines dans lesquelles la vue s’étendait jusqu’aux montagnes bleuâtres qui les bornaient. Quand le soir approchait, je descendais des cimes et j’allais volontiers m’asseoir au bord du lac sur la grève etc ».  

    Lecteur :  De qui et d’où est tiré ce passage d’un auteur que j’aime bien et que je respecte à ma façon, caricaturale ? 

      

    -Pourquoi cet écartement de la société ; ce retrait est volontaire n’est-ce pas ? 

      

    -Oui une raison très simple. Je n’ai pas beaucoup travaillé durant ma vie active, j’étais un peu paresseux, j’étais professeur. Un métier peu usant, intéressant certes, mais guère éprouvant si je compare aux ouvriers qui m’entourent. Nous, on parvient à la retraite en pleine forme. Eux non ! Alors il était temps de redevenir sérieux. 

      

    - Vous faites toujours les choses à l’envers, quoi ?   

    - Une raison supplémentaire est que j’habitais une ville du sud, riche, pleine des bobos et de bourgeois, sophistiquée, avec de nombreuses occasions de diversions, de loisirs, de spectacles. Je me suis éloigné de ces tentations car je me serais laissé aller à la vie facile, distrayante et sans soucis. Mais rassurez –vous je ne suis pas devenu un travailleur acharné : 6 à 7 heurs par jour me suffisent.  

      

    - Oui je comprends ; d’ailleurs moi-même...Mais pourquoi se couper du monde à ce point ? Ne parler à personne, des jours, des semaines durant, n’est-ce pas trop dur ? 

      

    - Pas pour moi qui ai l’esprit lent, qui réfléchit laborieusement, qui suis le contraire d’un esprit vif et rapide. Il me faut du temps et de la concentration pour comprendre quelque chose de valable à la société où nous vivons. Donc je m’impose la régularité de l’attention, l’approfondissement par le silence. Je tente de m’abstraire du bruit ambiant, d’éviter les distractions qui dispersent.  Rester seul pour penser : le monde actuel fait tout pour vous en empêcher. La solitude est dénoncée comme une maladie, une anomalie. Vive le superficiel, le zapping ; soyez légers, glissez, faites 3 ou 4 choses à la fois pourvu que ce ne soit ni profond ni exigeant en attention. Regardez : les médias, les livres à succès sont ceux qui confirment vos préjugés, qui vous incitent à abandonner toute personnalité, toute indépendance, toute rigueur de la pensée.  « Nous réfléchissons pour vous aux meilleures solutions, confiez-nous votre argent, votre santé, votre esprit, on s’occupe de tout. Amusez-vous, soyez insouciant, sortez, consommez, moutonnier, suivez le troupeau. Ludisme, Hédonisme, Égoïsme, on organise tout pour vous ! 

      

    --Et la montagne vous permet de lutter contre. Seul contre tous, quoi ? 

     –Non ; je n’ai pas cette prétention ! Mais la montagne et la lecture ensemble ! car la culture accumulée sur 20 siècles nous indique que ce phénomène est banal , que d’innombrables individus sont sortis du rang, ont refusé, ont désobéi. Certains ont laissé des œuvres impérissables. Les ayant un peu fréquentés dans ma jeunesse, je voulais les retrouver sur le tard... 

    Mais, bon,  j’ai quelques olives et un fromage à partager, entrez .On discutera. 


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